PUBLICITÉ

Créer pour vaincre le perfectionnisme

Parents image article

« L’art lave notre âme de la poussière du quotidien », disait Picasso. Je jubile. J’ai l’impression d’avoir enfin découvert la recette secrète pour mettre K.O. ce foutu perfectionnisme, maladie débilitante ou sale trait de caractère hérité de je ne sais où, qui empêche bien des femmes autour de moi d’exprimer pleinement leur joie de vivre.

Il suffit d’accepter de retrouver son cœur d’enfant et de se donner la permission d’explorer sa créativité en toute liberté, sans attente de résultats. Se remettre dans la peau d’un enfant de cinq ans, finalement, et se donner le droit de faire n’importe quoi, tout ce dont on a secrètement envie sans jamais oser, même si notre tête ne cesse de nous répéter que nous n’avons aucun talent, que nous avons l’air fou et qu’il y a certainement des choses plus importantes à faire dans la vie (comme le ménage, le lavage, les courses et autres tâches ingrates du quotidien). Pas facile, mais possible, je vous le jure !

J’ai suivi, la semaine dernière, un atelier de peinture avec une artiste que j’admire énormément. À force de traîner dans sa galerie et de m’extasier devant la beauté éclatante de ses toiles, elle a fini par me proposer de me livrer quelques secrets de son univers coloré. Un rêve inespéré.

Le plaisir de barbouiller du papier

Avec une amie aussi passionnée d’art et de création que moi, j’ai passé trois heures en sa compagnie à barbouiller du papier et des toiles, découvrant peu à peu la magie des couleurs et de l’expression spontanée. Caroline White a simplement déposé une motte épaisse de peinture rose sur une grande feuille de papier, nous a mis une guenille entre les mains et nous a ordonné de nous amuser à barbouiller notre feuille sans réfléchir. Sans réfléchir ? Vraiment ? Vous n’imaginez pas l’angoisse que j’ai ressentie en dedans. Faire n’importe quoi quand on veut bien faire, quand on veut tout réussir à la perfection, tout de suite, sous peine de décevoir les autres et surtout de perdre toutes ses illusions face à soi-même ?

J’ai fait un gros effort pour faire taire mon côté rationnel et j’ai plongé, la peur au ventre. Mes mains se sont joyeusement vautrées dans le rose. J’ai étendu la couleur sur ma feuille, timidement d’abord puis avec un peu plus de vigueur et de passion. Le plaisir et le sentiment de libération qu’on ressent au fur et à mesure que nos blocages tombent sont indescriptibles. C’est un peu comme arriver à danser sans retenue, mais sur une toile en laissant plein de traces colorées derrière nous. On ajoute d’autres couleurs, on mélange, on superpose. Des formes et des textures apparaissent à notre plus grande surprise. Beau, laid on s’en fout. Ça n’a plus d’importance. C’est le geste qui compte, la permission qu’on se donne enfin d’accepter pleinement notre imperfection pour nous donner le droit d’explorer la couleur de nos envies.

Manon Lavoie, coach en créativité

C’est ce genre d’exercices libérateurs que propose aussi Manon Lavoie, coach en créativité et fondatrice de M comme Muse (www.mcommemuse.com), une communauté virtuelle dédiée à la créativité au quotidien qui réunit des femmes de tous les âges et de tous les milieux en quête d’expression artistique et d’authenticité. Pas assez bonne, manque de temps, pas de talent sont des arguments qu’elle connaît bien et qu’elle tente de déconstruire en proposant des exercices de création découpés en si petits morceaux qu’il devient presque impossible de se défiler.

« Nous sommes toutes des artistes, croit-elle. Il faut simplement accepter de diminuer nos attentes, lâcher prise sur le résultat et se permettre de découvrir le simple plaisir d’explorer à notre rythme sans chercher à se comparer. »

Trop de travail pour goûter au plaisir de créer ? Manon vous proposera simplement de traîner avec vous un appareil photo pour immortaliser tous vos petits bonheurs au quotidien ou encore de prendre quelques minutes chaque jour pour remplir de gribouillis abstraits huit petites cases tracées sur une page de votre carnet créatif.

Mine de rien, ces petits exercices risquent de vous faire le plus grand bien en vous rapprochant un peu plus chaque jour de l’artiste qui sommeille en vous. Pour les mamans, en particulier, elle rappelle que le temps qu’on accepte de s’accorder pour se faire du bien profite beaucoup plus à nos enfants et à notre entourage que le temps consacré à tenter d’entretenir parfaitement une maison. 

Si vous avez envie d’explorer votre créativité plus en profondeur, elle vous propose des escapades créatrices en pleine nature dans un cadre enchanteur en compagnie d’autres muses. Envie de plonger ? Des places sont encore disponibles pour l’escapade de novembre.

Sur ce, bonne création !