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Crises de bacon pour parents

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C’est plate, être parent. Il faut toujours rester en contrôle, donner l’exemple et faire preuve de maturité. Pffff. Les enfants ont l’air beaucoup plus heureux avec leur droit aux débordements d’émotions. Quand ça va mal, ils le crient haut et fort. Se jettent par terre. Pleurent leur vie.

 

Simple et efficace.

 

Il y a des jours où ça ferait tellement de bien de pouvoir se rouler par terre en hurlant, nous aussi. N’importe où. Devant le policier qui nous remet une contravention. Devant un fonctionnaire qui abuse de bureaucratie. Devant nos enfants qui sont eux-mêmes en crise de bacon.

Aaaah! Crever l'abcès et évacuer les énergies négatives rapidement, ça nous éviterait peut-être de passer des heures à ruminer nos frustrations en silence. Lorsqu'il faut aller quelque part qui ne nous tente pas trop (tsé pour faire plaisir aux enfants), on pourrait essayer la technique qu’ils aiment tant : devenir mou. Plus aucune force pour avancer. Encore moins pour les prendre dans nos bras. Babouner comme eux, ce serait génial.

Ben quoi, la mauvaise foi, ce n'est pas à sens unique. Ce serait bien si on pouvait bouder au lieu de préparer un souper qui n’enchante personne. Tant pis pour vous!Imiter un enfant en terrible two et lancer les trucs qui nous tombent sous la main, ce serait un bon défoulement. Genre : quand les enfants se plaignent qu'ils n'aiment pas le repas. Swiiiiiing! On varloppe l'assiette par la fenêtre. Aaaah, le rêve.

Un moment dans leur vie, les enfants traversent la fameuse crise du « non ». On pourrait faire pareil et jouer perpétuellement à « Ni oui, ni oui ». Remarquez, les enfants trouvent déjà qu'on dit toujours non...

Et finalement, on pourrait faire la grève. Bon, les enfants, eux, ne font pas la "grève" à proprement parler, mais leurs moyens de pression ressemblent un peu à ça. Les fameuses traîneries qu'ils oublient (refusent?) de ramasser malgré nos requêtes, c'est un peu comme un arrêt de travail, ça. Et nos griefs (les sempiternels avertissements) ne donnent pas grand-chose.

Alors on pourrait faire pareil et "oublier" de laver leur linge, de payer leur chaîne préférée ou d'acheter des desserts. Ou encore faire la grève du zèle et ramasser tout tout tout… y compris leurs jouets... pour les jeter.

Tout ça est bien joli, mais dans la réalité, nos crises de grandes personnes sont pas mal moins amusantes. L’âge adulte est rempli de crisettes fades, plus sérieuses et moins libératrices :

La crise économique dans la vingtaine.

La crise de la trentaine avec ses remises en questions.

La crise de la quarantaine avec ses étranges pulsions.

La crise de la cinquantaine avec son angoisse de la vieillesse…

 

Sans oublier les crises d’identité en essayant de suivre la mode, les crises financières à la fin du mois ou la crise d’appendicite qui nous guette toujours.

 

Bon, alors soyons grands, même si c’est moins palpitant. On prend une respiration, on tempère nos émotions et on gère le plus urgent : les crises des enfants.