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« Je vais craquer : quoi faire? »

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La fatigue et le boulot s'accumulent autant que les factures à payer. Les tâches à faire sont interminables. On sent qu’on est sur le point de craquer. Voici des pistes pour s'en sortir.
 
Identifier le malaise
 
Qu'on travaille à l'extérieur de la maison ou non, il faut arriver d’abord à nommer le malaise et ensuite déterminer d’où vient notre sensation de débordement. « Reconnaître que ça ne va pas est une première étape, mais ensuite on doit trouver ce qui nous pèse le plus », estime Isabelle Dagenais, auteure du livre Être maman pour le meilleur et pour le pire.  
 
Pour la mère qui travaille, c’est peut-être le manque de temps ou la sensation de ne jamais se sentir totalement à la maison parce qu’elle pense au travail.
 
Pour la maman à la maison, c’est peut-être l’accumulation de divers irritants au quotidien, la sensation de ne pas exister ou le manque de valorisation et de reconnaissance.
 
Plusieurs explications sont possibles, mais c’est à chacune de déterminer ce qui est la cause principale de cette sensation de trop-plein.
 
Éviter de se rendre à la limite
 
Bien souvent, on se rend à la limite de ce qu’on peut supporter et on ne réalise pas à quel point on est surmenée. « On valorise souvent ce qu’on vit pour se convaincre de nos choix », note Isabelle Dagenais.
 
Arriver à dire « Je vais craquer », c’est un cri d’alarme qu’il ne faut pas ignorer. Il doit ensuite se passer quelque chose pour que des changements soient instaurés.
 
Pas si facile de changer
 
Si c’était facile de faire des changements, la vie serait bien simple. Mais notre propension à se croire indispensable nous mine très souvent. On ne veut pas lâcher prise ni déléguer.
 
Certaines mères n’ont pas nécessairement de réseaux de soutien autour d’elles pour souffler un peu.  Il faut redonner un sens à ce qu’on fait en se posant la question « Qu’est-ce qui me motive tant dans mes choix? ». Juste y répondre nous permet d’être consciente des raisons qui nous motivent.
 
Aussi, pour opérer un réel changement, il faut d’abord laisser un peu de place à nos propres besoins. Trop souvent, les mères s’oublient et font passer les besoins de tout le monde avant les siens.
 
Avoir du plaisir
 
Essayer de remettre un peu de plaisir dans notre vie est une façon de se soulager. « Allez-y à votre rythme et selon ce qui est possible tout en restant réaliste! On ne finira peut-être pas trois chapitres à notre livre, mais on aura eu le temps de lire quelques pages », mentionne Isabelle Dagenais.
 
Nommer nos besoins
 
Finalement, Isabelle Dagenais nous propose de simplement honorer le droit de nommer nos besoins. « Même si l’on sait que c’est impossible ou qu’il ne se réalisera pas, le simple fait de dire « J’aurais donc besoin de dormir… » nous permet de mettre des mots sur ce qu’on ressent.
 
Parfois, on occulte même ce droit-là de le dire! », selon elle. Aussi, il ne faut pas oublier que si l’on répond à tous les besoins des autres sans jamais s’occuper des nôtres, on finira par être frustrée.
 
Arrêter de se penser indispensable
 
À se dévouer autant, on finit par le faire payer aux autres et surtout on les décourage à nous donner un coup de main. En effet, si on fait tout à leur place ou si, quand ils nous aident, on n’est jamais satisfaite, ils ne voudront plus contribuer et l’on se retrouvera à tout faire. Personne n’est gagnant.
 
Carburer à être indispensable et être constamment au service des autres, c’est s’oublier soi-même, souvent dévaloriser les efforts de notre partenaire et ne pas encourager l’autonomie de nos enfants.
 
On doit toujours se rappeler qu’on peut baisser nos propres standards et accepter le fait qu’on ne sera pas une moins bonne mère si l’on en fait moins. Et ça, c’est un bon départ pour ne pas craquer… à nouveau!