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Le coup de soleil de la honte

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Nous sommes de mauvais parents. Voilà, c’est dit.
 
On a tenté de le cacher pendant des années mais maintenant, il y a une trace visible qui nous trahit. Une preuve irréfutable de laisser-aller. Une rougeur à faire rougir de honte : un coup de soleil sur un enfant.
 
Avec tout le battage médiatique sur les dangers du soleil, comment être aussi négligents en 2017? Incroyable.
 
Je pensais avoir eu ma dose de honte il y a plusieurs années quand mon garçon trimbalait un œil au beurre noir. Se faire regarder comme un batteur d’enfant et avoir le goût de s’expliquer à tous les passants « Il est tombé à la garderie! C’est pas moi madame! »
 
Mais en se baladant avec un enfant brûlé par le soleil, il n’y a pas de faux-semblants. Pas d’excuses. La société me crie : vous avez échoué à l’examen de crémage.
 
Et l’examen n’est pas facile. D’abord, si l’enfant est jeune, le convaincre de se tenir tranquille. Et de ne pas se rouler dans le sable tout de suite après. Ensuite essayer de comprendre le cycle de leurs périodes de baignades pour l’appliquer au bon moment.
 
- Ah, vous sortez de la piscine? Venez je vais vous crémer.
 
- Non, finalement, on y retourne.
 
Si l’enfant est plus vieux, alors il est possible (quoique risqué) de le laisser se crémer lui-même. Ça peut donner de beaux motifs rouges et blancs. Un tatoo temporaire gratuit et écolo!
 
Ajoutez à ça la météo incompréhensible de cet été. On part pour une journée de pluie; le soleil en profite pour faire une attaque UV surprise.
 
Et plus les enfants sont grands, moins ils restent longtemps à portée de lotion. Ils partent dehors 5 minutes, mais croisent des amis et rentrent finalement 4 heures plus tard.
 
Peu importe la raison, le résultat est clair, net et rougi : le coup de soleil de la honte.
 
Ah, le regard des autres parents quand ils voient ça. Un petit sourire qui veut dire : « Moi, je ne me ferai pas prendre! »
 
Une chance que le temps efface tout. Quand les vilaines rougeurs se transforment en joli bronzage, on peut enfin relever la tête.
 
C’est au moins ça de positif : un coup de soleil, ça ne s’attrape pas en jouant aux jeux vidéos sur le divan.