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Les plus grands défis des parents ne sont pas toujours ceux auxquels on pense

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Quand on s’apprête à devenir parent, on s’attend évidemment à devoir y mettre des efforts. Il y aura des défis pour Junior comme pour nous et on se dit qu’on saura se relever les manches pour que tout se passe bien. Bien sûr, on connait nos lacunes et nos travers personnels et certains aspects de la vie de famille peuvent nous faire un peu peur.
 
Sauf que… on ne s’inquiète pas toujours pour les véritables défis qui nous attendent dans les nombreux détours de notre parcours…
 
On craint que bébé ne dorme pas la nuit, les premiers mois…
 
Alors qu’il se peut que le vrai défi soit de nous, dormir, au lieu de surveiller ses moindres hoquets et soubresauts.
 
Ou encore, qu’il cesse de venir nous rejoindre chaque nuit lorsqu’il sera plus grand.
 
Et quelques années plus tard… qu’il oublie de rentrer à la maison, la nuit !
 
On se dit qu’il faudra lui apprendre à parler
 
On oublie qu’il faudra aussi lui apprendre à :
  • Se taire
  • Modérer ses propos
  • Bien formuler sa pensée
  • Encaisser certaines paroles dures à notre égard…
On oublie aussi qu’il faudra beaucoup, beaucoup, écouter et donc, se taire.
 
On a hâte de l’aider à marcher
 
Mais il faudra aussi lui apprendre à tomber, à se relever seul, à courir, à traverser la rue… On devra accepter de le laisser s’éloigner de nous, prendre des chemins parfois tortueux pour qu’il fasse ses expériences.
 
On se voit l’aider harmonieusement dans ses devoirs et leçons
 
On oublie qu’on sera dépassé après la dixième réforme de la décennie, que Junior détestera peut-être les matières qu’on adorait et que… le prof le sait bien plus que nous, donc on n’a de leçons à donner à personne…
 
Et on oublie que la réserve de crayons, gommes à effacer, etc. ne sera jamais assez grosse pour qu’on ne cherche jamais un item à remplacer à la dernière minute.
 
On pense qu’on lui apprendra à jouer ou qu’on lui apprendra en jouant
 
Mais le plus dur sera de lui apprendre à s’ennuyer et à devenir créatif dans l’ennui…
 
On se prépare à jouer au médecin et on s’équipe de tout ce qu’il faut pour soigner bobos et maladies
 
On ne sait pas que le pire ne sera pas de donner du sirop dégoûtant ou de ramasser du vomi. Le pire, ce sera de ne pouvoir prendre la douleur à sa place. De s’inquiéter, souvent inutilement et de façon démesurée, mais pas tout le temps.
 
De ne plus jamais avoir l’esprit totalement en paix, bref…
 
On voudra développer son sens de l’humour
 
Jusqu’à ce que ses blagues à lui, se tournent contre nous ;)
 
On sera motivé à encourager ses rêves
 
Le défi pour certains, sera de ne pas plutôt se transformer en bienveillants éteignoirs et pour d’autres, de savoir quand et comment insérer une dose de réalisme dans les projets.
 
Finalement, pour certains, le plus dur sera d’accepter que les rêves de leurs héritiers ne soient pas du tout les leurs…
 
(Et aussi, se lever aux aurores pour des compétitions, des cours, etc.!)
 
On dresse des menus variés et nutritifs pour l’avenir
 
En oubliant que le calvaire ne sera pas d’user d’originalité et de variété bien souvent… Ce sera de faire avaler tout ça à Junior, tout simplement!
 
On peut se demander comment on lui parlera de sexualité
 
Mais on oublie parfois que ça risque d’être lui qui nous en parle en premier! (Et plus tard que ce soit lui qui… nous en apprenne!)
 
On peut craindre qu’il n’ait pas assez d’amis plus tard
 
Alors que lorsque ça sonnera pour lui pour la cinquantième fois de la journée, on pourra regretter qu’il en ait autant ;)
 
On se dit que lui donner de l’attention constante sera éreintant
 
Mais le défi sera surtout de l’ignorer quand il le faudra!
 
On peut penser qu’il aimera plus maman ou papa que nous
 
Pourtant, pour parvenir à avoir une pause, c’est bien pratique quand l’autre parent est plus en demande ;)
 
On peut se dire que ce sera dur de le voir amoureux
 
Alors que la vraie déchirure, c’est de le voir en peine d’amour…
 
On regrettera de ne pouvoir lui offrir le monde et la Lune
 
Alors qu’il faudra surtout se retenir de trop lui en donner…
 
On anticipe le vacarme, des jeux de petits et plus tard, de la musique de l’heure
 
On pense à acheter des bouchons d’oreilles. Alors que les silences nous stresseront bien plus que les décibels!
 
On craint peut-être à l’avance le jugement des autres parents envers nous
 
Alors que le défi sera souvent de ne pas juger, les autres parents…
 
On voudra lui partager notre grande expérience
 
Le défi sera de ne pas oublier que l’expérience s’acquiert par la pratique, non par la théorie.
 
En gros, Junior se plantera à vélo avant de savoir freiner. Et ce n’est qu’un des nombreux exemples possibles ;)
 
On espérera pouvoir lui offrir les cadeaux de Noël dont il rêvera
 
Sans savoir qu’on lui arrachera le cœur lorsqu’on jettera la grosse boite presque en lambeaux au milieu du salon deux mois plus tard. « Sa maison! »
 
 
On a peur de manquer de temps pour faire face à toutes nos responsabilités parentales
 
Alors que parfois, le plus dur, sera de trouver le temps de prendre le temps de juste être là…
 
On se dit qu’on aura bien de la difficulté à se contenir quand quelqu’un fera du mal à notre enfant
 
On ignore que la pire douleur, ce sera quand nous lui ferons mal…
 
On espère qu’on sera un parent assez cool
 
Alors qu’il faudra probablement se forcer à être pas mal moins cool…
 
On voudra faire assez de place à Junior dans notre couple
 
Mais le véritable défi sera de faire assez de place à notre couple dans la famille…
 
On se prépare à tout faire, tout régler, à être un superhéros
 
Alors qu’il faudrait se préparer à tous ces moments où on se sentira impuissant…
 
On est bien décidé à accepter notre enfant tel qu’il sera
 
La question est surtout : sommes-nous prêts à nous accepter comme le parent que nous serons?
 
 
Et vous chers parents? Qu’ajouteriez-vous à cette liste?