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Mes plus belles erreurs

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D’accord, ce titre est trompeur. Pardon. Le terme « erreurs » n’est pas exactement le bon. Ce qui va suivre, ce ne sont pas des gaffes à proprement parler, mais plutôt des décisions qui auraient pu être contestables. Des choix parfois irréfléchis qui, avec le temps, se sont montrés gagnants.
 
Avoir des enfants
On n’est jamais vraiment prêts à avoir des enfants. Ça prend une certaine naïveté pour se lancer dans cette folie. Si on attendait tous d’avoir les conditions parfaites pour fonder une famille, les écoles seraient bien vides.
Évidemment, l’être humain s’adapte à tout. Même à voir d’autres petits humains chambouler complètement sa vie. Ce grand saut dans le vide, dans la vingtaine, était sans aucun doute la plus belle aventure de notre vie.
 
Choisir une école différente
C’est quoi au juste, votre école? Quand il a fallu expliquer notre choix de l’école alternative pour nos enfants, certains regards étaient perplexes. Pas de notes? Pas d’examens? Des classes en fouillis, des élèves impolis, des enfants qui font ce qu’ils veulent… On a entendu tous les ragots. Un cadre plus strict, avec un enfant TDAH, ça ne vous tentait pas?
Je ne regrette pas notre choix. Peut-être que ce type d’école n’est pas approprié pour tous. Peut-être que mes enfants auraient été aussi heureux ailleurs. Mais ce que notre implication dans cette école nous a apporté, comme parents, reste inestimable.
 
Opter pour la médication
Ah, le grand dossier du déficit d’attention. Médicamenter son enfant ou non? La grande question, le grand dilemme. Chacun ses croyances, chacun ses choix.
Dans notre cas, la médication a sans aucun doute joué un rôle extrêmement positif à plusieurs niveaux. Entre autres pour le contrôle de l’impulsivité et la concentration, bien entendu. Je n’ai jamais eu l’impression d’avoir « tué » la personnalité de mon fils, loin de là. Au contraire, ça lui a permis de traverser tout son primaire avec succès et de garder un climat vivable à la maison. Réussite.
 
Embarquer ses enfants dans le tourbillon du sport
Voyons, ce n’est pas une gaffe, ça! Vous avez raison. Sauf qu’en réalisant à quel point le sport peut nous faire perdre le contrôle de notre horaire, c’est possible de croire à une erreur. Les soupers à la course, les weekends gâchés, les vacances écourtées pour un tournoi, les réunions à n’en plus finir, le budget toujours plus costaud… Avait-on vraiment besoin de ça dans notre vie?
Presque tous ceux qui sont passés par là vous répondront : Oui. Pour l’émotion, les valeurs, la compétition, les bienfaits physiques et tout le reste. On peut regretter nos weekends perdus, mais jamais les moments que le sport nous a fait vivre. Il paraît que le jour où ça se termine, on a vraiment un petit pincement au cœur.
 
Dévoiler publiquement notre vie familiale
Dieu merci, je ne suis pas une star! Ce que j’écris sur ce blogue n’intéresse nullement les courailleux de potins. Mais tout de même, ça fait des années que je raconte notre vie familiale sur le web. Juste sur ce site, j’en suis à un total de 742 billets, exactement. Tout ça en plus des capsules radiophoniques qui racontent nos aléas familiaux. Ça en fait des trucs compromettants qui pourraient se retourner contre nous un de ces jours!
Mais en même temps, il s’agit là d’archives précieuses qui racontent notre réalité parentale. J’ose croire qu’un jour lointain, mes enfants seront contents de découvrir ces tranches de vie. Et à ce moment-là, ils comprendront peut-être à quel point on a pu les aimer.
 
Faites de belles erreurs, vous aussi.