PUBLICITÉ

Mission: Transmettre des valeurs

Parents image article
Des valeurs, c’est ce qui définit une communauté. C’est vrai pour un pays, c’est vrai pour un village, et c’est aussi vrai pour une école, une équipe de hockey et même une famille.
 
Parfois c’est sous-entendu, parfois c’est clair. On prend rarement le temps de rédiger une charte de valeurs familiales, mais elles n’en sont pas moins omniprésentes. Ça passe habituellement par les mille consignes, limites et avertissements que les parents lancent dans une journée.
 
Punir le mensonge et récompenser la franchise, c’est affirmer une valeur. Sacrifier ses fins de semaine pour que les enfants fassent du sport, c’est aussi enseigner une valeur.
 
Pourquoi on insiste pour que nos enfants s’excusent auprès de leur frère ou sœur, après une bêtise? C’est qu’on a une valeur à mettre de l’avant. Si on tape autant sur le clou du « S’il-vous-plaît / merci », ça doit être parce qu’on croit encore à l’importance de la politesse.
 
Et au fil du temps, même si les enfants ne s’en rendent pas vraiment compte, ils finissent par assimiler toutes ces valeurs en eux et à les promouvoir. En tout cas c’est ce qu’on souhaite.
 
***
À l’école de mes enfants (donc, mon école de parent!), parmi les apprentissages qui sont véhiculés, il y a des couples de valeurs. Ce sont des valeurs qui, lorsque jumelées, se complètent à merveille. L’une ne vient pas sans l’autre, mais aucune n’est plus importante que l’autre.
 
L’idée tire son origine du domaine scolaire, mais je trouve que ça s’applique extrêmement bien à la famille :
 
Le premier couple de valeurs :
 
Autonomie   Interdépendance
 
On vise ultimement avoir des enfants autonomes, qui pourront apprendre à gérer leur temps et qui apprendront éventuellement à se débrouiller sans que papa et maman les tiennent toujours par la main.
 
Mais en même temps, nous formons une symbiose familiale où chacun est lié aux autres par des liens émotifs indestructibles. Une famille, c’est un tout. Chacun ses forces et ses limites, chacun ses frictions et ses prises de bec, mais à la base, il y a un noyau solide.
 
 
Le 2e couple de valeur :
 
Liberté ⇔ Responsabilité
 
À partir d’un certain âge, chacun a droit à son intimité et à ses activités. Tant qu’à essayer d’élever des petits humains, aussi bien leur apprendre tranquillement à gérer leurs limites. En gros, ils atteignent l’âge de faire des CHOIX.
 
La responsabilité, c’est justement d’assumer ses choix. Des conséquences, ils y en a toujours. La liberté de parole, la liberté d’action, la liberté de s’amuser, ça vient avec des responsabilités. Et plus les deux valeurs s’équilibrent, plus la confiance s’installe.
 
 
Et le 3e couple :
 
Démocratie  Participation
 
Bon, j’avoue que le concept de démocratie est un peu vague dans une famille. Les enfants ne peuvent pas vraiment élire leurs parents (heureusement pour nous!). Et dans les premières années de vie, nous sommes plutôt des dictateurs de consignes que des ministres du Loisir, mettons. Mais n’empêche, avec le temps, chacun finit par avoir droit de parole. Personne n’impose à son enfant de faire de la danse s’il préfère le soccer, par exemple. Avec des enfants plus vieux, les activités, les sports, même le choix des vacances, c’est souvent soumis au vote.
 
Et en même temps vient la participation. Si on offre à nos enfants d’avoir un mot à dire sur l’organisation familiale, on demande en échange qu’ils s’y impliquent, pour son bon fonctionnement. À quoi sert-il d’avoir le droit de parole, si ce n’est que pour chialer sans donner d’idées?
 
 
Bref, les valeurs définissent l’âme d’une famille. Et chaque fois qu’on répète, qu’on se fâche, qu’on insiste et qu’on prend du temps pour que nos enfants apprennent quelque chose, on ne fait que transmettre des valeurs. Vu de même, c’est un peu moins décourageant, non?