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Parents, vous êtes tous coupables!

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Il y a un sujet très tendance présentement sur plusieurs tribunes, le fait que les parents sont trop contrôlants, que les enfants ne vont plus jouer dehors, qu’ils manquent de liberté, etc.  À lire tout ça, on se sent rapidement… coupables !

Dans notre temps

Dans notre temps, les enfants n’avaient pas d’horaire ni activités organisées, on jouait dehors, on flânait, on faisant des mauvais coups, on n’avait pas de DVD, d’ordinateurs, de jeux vidéos, d’iPhone, etc. On jouait derrière la maison, dans le bois, la ruelle, le terrain vague, etc.  

On traînait tant et aussi longtemps que notre présence était tolérée, on était tellement LIBREEEE ! Pas d’agenda ou de calendrier, une maman à la maison, des pancartes rouges et blanches dans les fenêtres nous indiquant où aller  frapper en cas de détresse.

Mais, dans notre temps, on était aussi et surtout abandonné à nous-mêmes, souvent devant la télé ou encore obligé de travailler très tôt (dès 9 ou 10 ans) dans les champs, les entreprises des parents ou de garder chez la madame du coin qui, elle travaillait.

On avait la paix, mais combien ont aussi été abusés, intimidés ou on encore reçu des coups parce que justement, personne n’était là pour les défendre ?  Les étés, ce n’était pas jojo pour tout le monde.  Certains s’ennuyaient, isolés, seuls, voire négligés.

De nos jours

De nos jours, on peut trouver un nombre incalculable de livres et d'articles sur l'éducation et la façon d'être un « bon parent ».  Un parent informé est certainement un meilleur parent qui fait des meilleures interventions,  mais la réalité dépasse souvent ce que les meilleurs auteurs ne nomment pas.

Qu’est-ce qu’on fait quand on demeure loin de tout et que les gros camions roulent à plus 90 km à l’heure devant la maison ?  Pas question de laisser les enfants s’y promener en vélo ou même à pied, non ?

Qu’est-ce qu’on fait quand il n’y a pas de voisins où qu’ils sont simplement eux-mêmes absents, les enfants partis dans la famille en Gaspésie pour l’été ou au camp de jour, les parents au boulot et que les maisons sont pour la plupart vides?

Que les parcs sont de moins en moins nombreux et de plus en plus vides?  Que les « Alertes Amber » fusent et qu’on sait maintenant que même si ça arrive très rarement, des grandes filles de onze ans peuvent être enlevées et jamais retrouvées? Que des prédateurs sexuels vivent dans notre quartier?

Culpabilité vs réalité

D’un bord, on ne peut laisser nos enfants de moins de 7 ans, en voiture, seuls pendant quelques minutes selon la loi, et ici, je ne parle pas de quand il fait plus 1000 degrés les fenêtres fermées, mais bien devant le dépanneur du coin pour acheter une pinte de lait et de l’autre, on lit que nos enfants ne sont pas assez libres, qu’ils ne jouent pas assez dehors, qu’ils sont trop sédentaires, etc.

Comment « dealer »  avec le fait que maintenant, la plupart des parents travaillent, même l’été, que certains n’aient même pas de vacances ou encore un budget si limité qu’il n’y a pas de place pour des extras, pas même un cornet à la crèmerie du coin?

Que malgré les nombreuses inventions qui sont censées nous aider à sauver du temps (micro-ondes, laveuse, etc.)  nous sommes de plus en de plus stressés (et nos enfants ni échappent pas malheureusement)?

Peut-on vraiment, en 2014, laisser simplement nos enfants tranquilles? Sans loi ni horaire? Est-ce que c’est ce qui les rendrait vraiment plus heureux?  Comment faire pour leur offrir plus de liberté? Pour trouver l’équilibre entre l’hyper vigilance et enfermement?  Favoriser leur autonomie, les responsabiliser tout en conciliant nos vies?

Dans le fond, ne faisons-nous pas de notre mieux, au meilleur de nos connaissances et de nos possibilités pour rendre nos enfants heureux?  Pourrait-on arrêter de nous faire sentir coupable en répétant que dans notre temps, c’était dont mieux 

 Nous tendons tous vers un idéal. Mais, nous ne sommes pas coupables ne pas s'y conformer. De se fier à notre instinct.  D’y aller avec notre cœur et notre réalité.

Je vous souhaite un bel été et quand le mot « culpabilité » vous serrera la gorge en lisant un nouvel article sur le sujet, rapidement, pesez sur le bouton « EJECT » !

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 *Pst! Pourtant, saviez-vous que les jeunes n’ont jamais autant lu? Même avec toute la technologie qui les entoure? N’est-ce pas merveilleux?

En 2011, l’UNICEF a demandé aux enfants ce dont ils avaient besoin pour être heureux, et les trois premières réponses sont le temps (particulièrement avec leur famille), les amitiés et ce qui est très révélateur, « dehors ». Des études montrent que lorsque les enfants sont autorisés à jouer de manière non structurée dans la nature, leur sens de la liberté, d’indépendance et de force intérieure prospèrent, et les enfants en pleine nature sont non seulement moins stressés, mais aussi se remettent plus facilement d’événements stressants.