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Tout ce qu'on fait pour eux

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Les enfants ne savent pas tout ce que leurs parents peuvent faire pour eux, dans une vie. Et nous non plus, d’ailleurs. On sait qu’on passe notre temps à s’occuper de leur bien-être, à les divertir, à les aimer, mais on perd un peu le fil de tout ce qu’on a pu faire pour eux dans notre vie.
 
Et c’est peut-être mieux de ne pas le savoir. S’il existait un registre avec des statistiques sur le temps qu’on a passé à vivre pour nos enfants, on serait abasourdis. Et un peu découragés.
 
Pensez-y, quand ils étaient bébés, on ne vivait que pour eux 20 heures sur 24. Et je me demande si les quatre autres heures on ne rêvait pas à eux aussi.
 
Puis au fil des ans, pensez à toutes les démarches, tous les jeux, tout le magasinage, tout le temps vers la garderie, tous les moments consacrés pour eux, alors qu’ils n’en n’avaient à peu près aucune conscience. Chaque minute dont eux n’ont aucun souvenir et nous presque plus.
 
Je suis certain qu’en parcourant vos vieilles photos, vous êtes déjà tombés sur un truc marrant qui vous a fait dire « Ah oui, te rappelles-tu, on avait fait ça avec le petit… »
 
Les sorties, les endroits attrapes-parents, les mauvais festivals, la chanson préférée en boucle, les dollars dépensés pour à peine un sourire et deux crises de bacon. Que de temps pour eux.
 
Même avec des enfants plus vieux, lorsqu’ils sont (supposément) autonomes, on vit encore la moitié de notre vie pour eux. Je ne parle pas d’être toujours en leur présence ni de les avoir sans cesse sous les yeux. Mais faut y inclure tout ce qu’on fait dans l’ombre, dans la gestion de l’horaire, le magasinage, les préparatifs, les repas, etc. Et ajoutons-y donc les doutes, les inquiétudes, les tortures mentales à se demander s’ils vont bien, s’ils ont froid, s’ils ont des amis et bla bla bla.
 
Même nous, on perd le décompte de tout le temps qu’on a pu leur faire pour eux. Chaque petit sacrifice, chaque petite pensée, chaque minute consacrée à leur bonheur présent ou futur.
 
Les enfants, eux, ne savent presque rien de tout ça. Je dirais qu’ils voient à peu près 4% de notre iceberg de générosité. Et c’est correct comme ça. Le don de soi, ce n’est pas fait pour recevoir des félicitations.
 
C’est fou, tout ce qu’on fait pour nos enfants. Et je suis presque certain que personne ici ne regrette la moindre seconde investie pour eux. Parce qu’il n’y a pas de quota à respecter. On donne ce qu’on doit, ce qu’on peut, ce qu’on veut.
 
Mais cette prise de conscience s’inscrit aussi dans la grande boucle de la vie. On réalise aujourd’hui à quel point nos parents ont dû en pédaler un coup sans qu’on ne remarque rien, nous non plus.
 
Oh, les générations passent, l’implication change, mais je suis certain que l’équation, elle, reste la même: Les parents feront toujours un immense travail dans l’ombre pour que leurs enfants profitent d'un peu plus de lumière.
 
Personne ne le remarque. Personne n’applaudit. Mais un jour, quelqu’un le redonnera à un plus petit que soi. La boucle sera bouclée.
 
Rien ne se perd, rien ne se crée, dit-on en sciences. C’est exactement la même chose pour l’amour parental.
 
Bonne mission, mes amis.