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Tu n’es pas la seule mère qui vit ça

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S’il y a une chose de facile lorsqu’on est maman, c’est bien de se comparer aux autres mères et de se sentir bien seule dans notre cas, voire, bizarroïde…
 
Et pourtant, tu n’es pas un cas unique!
 
Sache, chère maman que…
 
lorsque tu marches dans un truc dégueu, allant du sandwich mou au fruit pourri en passant par du caca, et ce, sur le sol de ta maison… tu n’es la pas seule.
 
quand tu cours aux urgences pour un bouton bénin, tu n’es pas la seule.
 
si tu as l’impression que tu es la seule mère du quartier à ne pas avoir le temps ou l’énergie pour inviter régulièrement les petits amis de Junior chez toi, tu n’es pas la seule.
 
Tu n’es pas la seule mère non plus à:
 
avoir parfois envie de tout laisser en plan pour t’offrir un aller simple pour une ile déserte
 
à te demander si l’adolescence a réellement une fin
 
à négliger un souper « normal » pour leur donner des céréales ou de la crème glacée
 
à ne pas savoir repriser, repasser, poser un cadre, réaliser un PowerPoint, jardiner, faire des tresses françaises, attacher un équipement de gardien de but, conduire, dessiner, faire des lunchs dans la plus pure tradition Bento…
 
à attraper tous les virus de ta progéniture et plus encore et à ne plus voir le bout du tunnel des bobos qui t’épuisent
 
à ne pas trouver le temps pour faire du CrossFit ou du Pilates
 
Tu n’es pas anormale si:
 
tu as l’impression de toujours crier, ou quémander de l’aide, espérer des initiatives de la part de tes héritiers
 
tu penses que tu n’arriveras jamais à avoir une maison propre et rangée en même temps
 
tu te demandes parfois si tes enfants, ton chum, tes amis t’aiment vraiment… et si tu les aimes vraiment
 
tu rates des rencontres scolaires, oublies des rendez-vous chez le pédiatre
 
tu as envie de lancer la vaisselle sale à bout de bras, surtout quand ils n’ont rien mangé de ce que tu t’es tuée à cuisiner
 
tu n’as pas envie de lire la dernière bible parentale à la mode
 
tu n’as pas les moyens (ou l’envie) de payer le voyage de fin d’année à Boston ou à Paris
 
 
Chère maman, sache que tu as le droit de te sentir dépassée par l’allaitement, l’éducation, le boulot, les pressions sociales, les animaux de compagnie, la puberté et tout ce qui brise en même temps dans la maison…
 
Tu n’es pas la seule qui ne se tape aucun match de soccer, aucun cours de gymnastique ou qui fait de l’urticaire en pensant à l’heure des devoirs.
 
Tu n’es pas la seule à regarder trois épisodes d’une quelconque série télé au lieu de laver le plancher. Pas la seule à simuler une gastro pour ne pas aller au boulot afin d’avoir enfin du temps pour toi.
 
Il n’y a pas que toi qui doives jongler avec un client ou un collègue au téléphone pendant que le petit étend de la gouache noire partout, que le chien hurle parce qu’un représentant sonne et que de la fumée commence à envahir la cuisine.
 
Tu n’es pas non plus la seule à pouvoir te sentir intimidée à l’idée de rencontrer d’autres mamans pour x occasion. À te penser trop grosse, trop petite, pas assez intéressante, à la mode, compétente...
 
Sache aussi que chez d’autres aussi, on peut mettre le pied sur un camion dans l’escalier, rattraper un enfant qui cherche à grimper sur la cuisinière allumée ou trouver des petites bibittes dans le garde-manger. Et que les enfants des autres aussi peuvent dire des gros mots, taper des crises de la mort qui tue et ne pas dormir à l’heure « normale de la société ».
 
N’oublie pas que toutes les mères se sentent « poches » plus ou moins régulièrement. Que plusieurs se roulent en boule ou rêvent de le faire. Qu’elles se sentent indignes si bébé trempe les lèvres sur un verre de vin laissé trop près du bord de comptoir. Qu’elles se pensent condamnées aux enfers pour ne pas avoir une trousse de secours bien remplie le jour où fillette se fend les babines et songent à tous les traumatismes que leurs enfants déballeront un jour chez le psy à cause d’elles.
 
Les exemples sont nombreux. Tu as les tiens, ta cousine et ta voisine ont les leurs.
 
Mais sérieusement, s’il existait une banque de données maternelles, un genre de Statistiques Canada version mamans et que tu y entrais ton expérience familiale la plus étrange afin de la comparer dans le système, fort à parier que d’autres mères auront vécu similaire.
 
Oui oui, même pour cette fois où…
Ou alors, quand il a…
Oui, quand tu t’es dit que ce serait la honte que ceci se sache…
Ou que tu as eu honte, car ça s’est su…
 
Oui, toutes ces fois où tu t’es dit « Ça n’arrive qu’à moi! » ou « Pourquoi on a une famille si étrange? » ou « Est-ce seulement chez nous?»… une autre mère se disait la même chose…
 
Bref! Tout ça pour dire qu’on n’est jamais seule. Et que même si tu n'es pas la meilleure en tout, tu l'es plus que tu le crois ;)