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Un dernier pour la route

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En janvier 2011, mon garçon était en première année et apprenait à écrire, tandis que sa sœur hurlait sa vie en plein terrible two. C’est fou comme ça passe vite. Aujourd’hui, fiston mue en secondaire 2 et la petite dernière est déléguée de sa classe de 4e année.

 

Je vous dis ça parce que janvier 2011 est le moment où j’ai appris à écrire, moi aussi. À écrire pour vrai, à du vrai monde. Vous. Je ne savais pas trop où tout ça mènerait, mais certainement pas aussi loin.

 

747 fois, je me suis assis au clavier pour vous écrire. Ce qui est un exploit monumental. (Wô, le prétentieux!) Non non, je dis « exploit » parce que je suis la personne qui me connaît le plus. Et je sais à quel point ça m’a demandé des efforts.

 

D’abord parce que j’ai un TDAH et que la procrastination fait partie de mon quotidien. Mais aussi parce que j’ai une phobie de déplaire. Or, s’exprimer, c’est la meilleure façon de découvrir qu’on peut déplaire aux gens. À défaut d’une carapace de tortue, j’ai essayé d’avoir une flexibilité de quenouille.

 

Malgré tout, j’ai reçu sur cette page un accueil extraordinaire. J’aurai passé presque 7 ans à écrire sur le bonheur épuisant d’être parent. On dit souvent de moi que je suis un observateur du quotidien familial. Si j’ai pu le devenir, c’est grâce à vous.

 

Je tiens donc à vous remercier d’avoir fait de moi un blogueur. De m’avoir donné du plaisir à écrire. Parce que oui, par vos messages, par vos partages, vous avez réussi à me motiver à écrire le prochain texte. Puis le suivant. Du premier au 747e billet, vous m’avez porté en avant. Et je vous en serai toujours reconnaissant.

 

Je distribuerai ici un merci collectif trop rapide à tous ceux avec qui j’ai eu le bonheur de travailler chez Yoopa depuis 2011. Un merci particulier à ma jumelle-blogueuse Mylen Vigneault, une complice inestimable depuis le premier jour.

 

Comme tout bon parent qui refuse de décrocher même quand son enfant est rendu dans l’autobus scolaire, je vais vous laisser avec trois ou quatre conseils de dernière minute.

 

Amusez-vous. C’est tellement stressant être parent qu’on oublie parfois de faire le contrepoids en moments rigolos. Pour chaque inquiétude, savourez un rire.

 

Pardonnez-vous vos gaffes. Et ne jugez pas trop celles des autres. Y’a personne qui n’obtient de mode d’emploi avec un bébé. Et encore moins avec un ado. Faites de votre mieux, ce sera déjà extraordinaire.

 

Ne regardez pas trop en avant. Sans s’en rendre compte, on a toujours la tête vers le futur, quand on est parents. Vers le prochain exploit, la prochaine étape, la prochaine marque d’autonomie. Mais ce qu’il y a devant, c’est de la nostalgie. Votre bonheur, il est maintenant. Même s’il n’a pas l’allure que vous pensiez.

 

Et peu importe les moments de noirceur, gardez espoir. Toujours.

 

 

La fin d’une aventure, ce n’est jamais joyeux. Mais j’ai la tête pleine de projets et j’ai mille idées qui me viennent chaque jour. Au plaisir de se revoir, de se reparler, de rire et de pleurer ensemble.

 

Merci, mes amis. Vous avez fait de moi un blogueur heureux.