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Vivre dans le déni

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On définit le déni comme le refus de reconnaître une réalité perçue comme étant traumatisante.

Tiens tiens, ce serait parfois bien utile dans notre vie, ça. Bon, le mot déni sonne sérieux, on ne parle pas vraiment de se cacher la tête dans le sable et fuir les vrais problèmes. Juste regarder ailleurs pendant quelques clignements d’yeux. Quand l’angoisse inutile se pointe, quand la culpabilité nous ronge, il peut être bon de fermer les yeux.

Et effectivement, on s’en sert souvent sans trop de malice, du déni. C’est bien utile pour ne pas voir le désordre dans la chambre des enfants, par exemple. Ou pour ne pas regarder les éléments nutritifs du repas à la va-vite qu’on s’apprête à servir aux enfants ce soir.

Le déni, c’est aussi de se dire que les petites imperfections de nos enfants vont sans doute se corriger toutes seules avec le temps.

Que toutes nos gaffes vont être oubliées rapidement.

Que les enfants ne nous tiendront pas trop rigueur de ne pas être parfaits à chaque jour.

Qu’ils ne se rendront pas compte qu’on ne sait pas toujours ce qu’on fait.

Des fois, ça fait du bien de se fermer les yeux volontairement. De fermer sa machine à culpabilité. 

En fait, ce n’est pas du déni, c’est du lâcher-prise avec beaucoup d’envergure.

Mais on peut pousser ça plus loin. Ne pas savoir, ça veut dire ne pas se tracasser inutilement sur le futur. Parce qu’avouons-le, si on savait d’avance le futur, ce serait beaucoup plus angoissant que rassurant.

En regardant notre bébé avec son air angélique, on n’arrive même pas à imaginer qu’il aura un jour deux ans et qu’il deviendra temporairement un petit diable.

Remarquez, c’est beaucoup mieux ne rien savoir. Imaginez si on savait dès sa naissance que notre enfant va être gaucher, va ronger ses ongles, aura de la difficulté en maths, va aimer le Death Metal et pire, va avoir une moto à l’âge adulte. Bonsoir l’angoisse.

Non, il vaut mieux ne rien savoir et vivre dans le déni. Découvrir tout ça au fil du temps et se fier à son instinct. Lâcher prise sur ce qui n’est pas grave. Ça aide à profiter du moment présent.