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Comment gérer les babounes

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Est-ce que vous avez droit de temps en temps, vous aussi, à de belles crisettes de baboune de la part d’un enfant? La baboune, pour les néophytes, étant une bouderie professionnelle agrémentée d’un visage mécontent, de grogneries diverses et d’un refus complet d’obtempérer.
 
Même si officiellement, c’est un petit désagrément inoffensif, c’est tout de même un tantinet agaçant à subir. Et parfois, c’est un art de réussir à rester calme devant un enfant qui « boque ».
 
Si on vivait dans un monde idéal, nos interventions seraient toujours parfaites. On aurait toujours le ton juste, les bons mots et la bonne dose d’humour pour faire revenir le sourire en quelques secondes.
 
La réalité est un peu différente. Parce que tout dépend aussi de notre état d’esprit et de notre niveau de patience au moment fatidique.
 
Ma fille nous en sort des solides, de temps en temps. Une consigne pas palpitante, un « Non » inopportun, un plan de match trop déplaisant et voilà la baboune qui apparaît.
 
Certains jours, l’indice baboune est plus élevé et le feu prend rapidement. Il faut laver les cheveux : baboune. Non, pas de biscuit avant le souper : baboune. On arrête à l’épicerie avant de revenir à la maison : baboune.
 
Et là, devant cette montagne d’indignation, il nous reste à intervenir. Et comme je vous l’ai dit, tout dépend de notre niveau de patience. On ne sait jamais quel parent caché en nous va surgir pour affronter la terrible moue.
 
Il y a le bon parent pédagogue, qui tourne chaque situation en nouvel apprentissage, qui garde une saine neutralité et qui reste complètement objectif dans son intervention. Du genre « Je comprends que tu sois déçue et bla bla bla, (…) verbaliser tes émotions et bla bla bla, (…) apprendre à respecter l’autre et bla bla bla… » Malheureusement, ce n’est pas toujours ce parent-là qui sort en premier, chez nous.
 
Il y a parfois le parent sarcastique qui se manifeste. Une réponse sèche, mais comique. Un trait d’esprit qu’un enfant ne comprend pas vraiment, mais qui nous fait rire, nous. « Quand tu as l’air bête de même, tu ressembles à grand-maman (ajouter ici le nom de votre belle-mère) ». Bon, je sais, ce n’est pas bien, mais une petite réponse sarcastique contre une baboune, ça fait parfois du bien.
 
On peut aussi ignorer la babouneuse. Appliquer un genre de « tant pis pour toi » qui nous garde aux frontières de la sérénité. Parfois accompagné d’une petite leçon de morale, pour se donner bonne conscience. « Tant pis, continue à babouner, tu gâches juste un bon moment pour t’amuser ».
 
Malheureusement, on peut aussi pogner les nerfs et s’indigner devant la baboune de notre enfant. Péter une coche en demandant à l’univers par quel miracle on a pu mettre au monde un enfant aussi peu reconnaissant.
 
Et il y a aussi l’option « le feu par le feu », c’est-à-dire bouder soi-même. Ce n’est pas super mature ni vraiment productif, mais ça varie des méthodes précédentes.
 
Et voilà. Je suis désolé si vous vous attendiez à de grandes révélations ou des trucs infaillibles en cliquant sur ce billet. Voyez-vous, je n’ai pas encore complètement résolu le mystère de la baboune infantile. Ni même la baboune adulte féminine, mais ça, c’est une autre histoire.
 
Si vous être trop déçus, il vous reste l’option de… babouner.