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La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre

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C'est la saison des récoltes, les vergers accueillent les petites familles qui repartent avec de gros sacs bien pleins de fruits mûrs, la rentrée scolaire est déjà dernière nous. On a déjà une bonne idée de ce qui nous attend du côté de l’école, si ça va bien ou pas avec nos enfants.

Présentement, ce n’est pas facile pour mon plus jeune. Pour ma grande aussi. Ils ont plusieurs défis à différents niveaux. Depuis quelques années, les diagnostics de mes enfants se multiplient: dyspraxie verbale et motrice, épilepsie, dysphasie, trouble de modulation sensorielle, défenses sensorielles, opposition, TDA, TDAH, impulsivité, etc.

Ce billet, je ne pensais pas l’écrire ici et surtout pas aussi rapidement... Cette semaine, c’est la semaine de la sensibilisation au TDAH, c’était donc un très bon moment pour faire mon «coming out»!

 

Quoi? Toi ? Julie?

«Mais, tu as toujours eu de super bonnes notes à l’école!»
«Tu n’avais pas de problème de comportement!»
«Tu n’étais pas toujours en train de grimper sur les bureaux ou encore dans la lune, non?»

 

Oui, moi!

Oui, je performais! Non, je n’étais pas vraiment tannante! J’étais appliquée dans mes travaux scolaires,

Mais, j’étais aussi toujours à m’embarquer dans mille projets, agitée, en train de gribouiller ou de manipuler tout ce qui me tombait sur la main, concentrée sur ma passion de l’heure oubliant tout ce qui m’ennuyait.

Alors oui, j’ai un trouble déficitaire de l’attention avec probablement quelques troubles associés. Pourquoi en parler? Pourquoi vous partager cette nouvelle?

Parce que j’ai toujours vécu avec un sentiment d’échec, même avec de la bonne volonté et mille trucs, j’avais beaucoup de difficulté à payer mes factures à temps, à ne pas égarer formulaires, questionnaires et tout ce qui touche la paperasse.

J’ai été traitée pour des dépressions et de l’anxiété, j’ai pris plusieurs médicaments (avec autant d’effets secondaires désagréables), j’ai douté, j’ai vu noir, j’étais découragée, j’ai compulsé en dépensant beaucoup trop d’argent et d’énergie en de nouvelles passions, etc.

 

Si j’avais su avant, j’aurais frappé aux bonnes portes pour me faire évaluer, j’aurais été bonne pour moi et j’aurais moins souffert. Je me serais peut-être reconnue en lisant un billet comme celui-ci et j’aurais compris enfin qui je suis .

J’ai appris mon diagnostic quelques jours avant le décès de mon père, j’ai commencé une médication le jour de son décès, ça ne fait pas encore 3 mois, je ne suis qu’au début de long processus, mais déjà, je vois et je constate des petites différences.

 

Il est vrai que ma vie est compliquée, j’avais un père malade, j’ai des enfants ayant plusieurs thérapies et rv par semaine plus le métro-boulot-dodo, ça engendre beaucoup de stress et de fatigue. Assez pour expliquer certains oublis et maladresses, mais il n’y avait pas juste ça...

La médication ne règle pas tout, mais elle fait une énorme différence. Avec un coffre à outils bien remplis de trucs, d’adaptations et d’informations, nous sommes plus en mesure de relever nos nombreux défis.

 

Pour ma part, je suis toujours aussi créative, impulsive et allumée par plusieurs projets, mais j’arrive aussi à terminer ce que je commence, à être mieux organisée et à ne plus remettre mes contrats en retard.

La gestion de la paperasse restera toujours un grand défi pour moi, mais le sachant et surtout le comprenant, c’est déjà plus facile. Moi qui avais toujours la larme à l’oeil, je suis moins émotive et je contrôle mieux mes coups de tête!

 

Maintenant, si à mon tour, je pouvais aider d’autres adultes à éviter toute cette douleur, toute cette estime de soi à reconstruire, toutes ces pertes d’énergie, d’argent, d’emplois, d’amis, etc. ça mettrait un baume sur mon coeur blessé.

Souvent, c’est quand les femmes deviennent mères qu’il y a une coupure. Habituées de compenser, de tout prévoir, elles se retrouvent épuisées confrontées à de nouvelles situations qu’elles ne contrôlent plus et elles tombent malades.

 

Quand on allait aux pommes avec nos parents, il n’y avait souvent que la McIntosh, la Cortland et la Spartan. Maintenant, il existe plus de 20 000 variétés de pommes à travers le monde, ayant toutes leurs saveurs, leurs propriétés, leurs couleurs et leurs formes, toutes bonnes, uniques, différentes et appréciées.

 

Si votre enfant reçoit un diagnostic de TDA ou TDAH, demandez de l’aide, consultez, essayez des trucs, prenez le temps d’y penser, soyez bons pour lui et n’oubliez-vous pas, la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre...

 

À lire: Mon cerveau a encore besoin de lunettes du Dre Annick Vincent

À visiter :

le site internet Panda, une référence pour tout ce qui touche le TDA/TDAH

le site internet: www.attentiondeficit-info.com

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