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Première visite au Salon de l’Autisme TSA du Québec

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Cordonnière mal chaussée. J’ai beau lire sur des centaines d’événements touchant la famille, mettre en favoris tout autant d’articles sur les jeunes à besoins particuliers, en promouvoir sur les réseaux sociaux…

Je ne suis pas allée aux deux premières éditions du Salon de l’Autisme.
 
Mieux valant tard que jamais, je me suis reprise cette année, grandement motivée je l’avoue, par mon fils de 20 ans qui s’intéresse de plus en plus à ce qui touche « sa condition ».
 
Au départ, j’aurais aimé m’y présenter les deux jours. Mais le vendredi en journée pour moi, c’est assez difficile. Je ne pouvais vraiment pas amener ma terreur d’un an et demi aux conférences, même si plusieurs m’intéressaient. Et avec l’école qui termine à 15h00 pour ma 8 ans… Enfin tout ça pour dire qu’au moins, le samedi, nous étions, mon fils, sa blonde (neurotypique, pour ceux qui se le demandent) et moi.
 
Je n’avais pas d’énormes attentes envers l’événement. J’espérais que la conférence choisie (nous avions réservé pour trois, mais nous manquions de temps et de concentration) apporterait du réconfort à mon fils, que nous dégoterions peut-être quelques renseignements/ressources pour lui. Lui, avait surtout envie je crois, de rencontrer des gens « comme lui » (selon ses mots).
 
Côté ressources, il y en avait beaucoup. Évidemment, comme mon fils est adulte et somme toute, assez autonome, toutes ne le concernaient pas. Mais j’étais contente de voir qu’un réel réseau se mettait en place. J’aurais aimé trouver des gens pour nous orienter vers un retour aux études ou dans la recherche d’un emploi et j’ai su que je n’étais pas la seule, mais déjà, en parler avec certains exposants était encourageant.
 
Ce qui a aussi fait du bien, c’est le fait de nous promener dans un univers où les besoins et préférences des autistes n’en faisaient pas des « extra-terrestres ». Là-bas, c’était normal d’avoir envie de toucher des textures, de soupeser des objets, d’exprimer des dégoûts ou de répondre sincèrement à des questions sans détour, sans « mensonges blancs ». Là-bas, les gens pouvaient parler de leur anxiété, en apprendre sur les outils susceptibles de les calmer, de les aider à se concentrer…
 
Là-bas, si quelqu’un ne regardait pas dans les yeux, on comprenait.  
 
Là-bas, il y avait des gens réellement intéressés à connaitre les suggestions des personnes vivant avec un TSA ou de leur entourage.
 
Là-bas, il y avait des parents de jeunes autistes de tous âges, qui ont pu se transmettre des informations, se confier sur leurs défis et leurs craintes dans ce monde parallèle, s’encourager mutuellement.
 
Et il y avait ces enfants, ces ados, ces adultes TSA qui ont également pu, échanger simplement, sans jugement.
 
 
Quelques coups de coeur:
 
La conférence de M. Stéphan Blackburn, prof de philo. autiste et père de deux jeunes hommes autistes. Parce qu’il sait vulgariser cet univers TSA, le dédramatiser et vous déculpabiliser comme parent qui plus est!  
 
Solution Sensée, une entreprise québécoise de produits sensoriels et de détente. Quand pour 5$, tu trouves la balle apaisante qui a la bonne texture, le bon poids, la bonne grosseur… Juste ça, peut déjà faire ta journée de parent! (Coup de coeur également pour l’ensemble devoirs faciles, qui me semble très intéressant et qui est pas mal plus beau en vrai que sur le site!) 
 
Idéo, système de pictogrammes portatifs magnétiques. Parce que ce couple d’entrepreneurs sait de quoi il parle, en tant que parents d’un enfant TSA. Et parce qu’ils ont eu l’intelligence de créer une gamme de pictos convenant aux ados et aux adultes (parce que oui, des TSA, ça grandit aussi!)
 

Peluches et compagnie. Il faut les voir, les toucher, les soupeser. TSA ou pas, on craque! 

 
Caroline Tanguay, une enseignante d’une classe TSA de Sherbrooke qui a feu feu sacré et dont je vous reparlerai sous peu!
 
Les jeunes artistes et artisans TSA qui ont un talent fou et de superbes personnalités!
 
Sans oublier les associations, fédérations et organismes se consacrant à l'autisme un peu partout au Québec.
 
Et finalement, la porte-parole du Salon, la comédienne Frédérique Dufort, qui prend vraiment son rôle à coeur, demeurant accessible à tous, visitant chaque exposant avec intérêt et naturel. Super boulot!
 
 
Aucun doute, nous retournerons à ce salon. J’invite d’ailleurs les gens de la région de la Capitale Nationale à se rendre à celui de Lévis, les 31 mars et 1er avril 2017. (Pour Laval, le prochain se tiendra en octobre 2018).