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Qu’est-ce que le SBS

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Le bambin de deux mois pleurait depuis des heures et le père n’en pouvait plus. Se retenant de le frapper, il le prit par le tronc et le secoua afin de faire cesser les pleurs. La gymnastique fonctionna si bien que le petit sombra dans un profond sommeil, d’où il ne se réveilla jamais.

On estime que 27% des Québécois croient, à tort, que secouer un bébé lors d’une crise est moins dangereux que de le frapper. Mais ce n’est pas une alternative. Outre le décès, les conséquences de secouer un nourrisson peuvent être multiples. Le bébé peut tomber dans le coma ou la léthargie, perdre conscience, avoir des difficultés respiratoires, avoir des convulsions, vomir, avoir des hémorragies au niveau de l’œil qui entrainerait une déficience visuelle.

Bien évidemment, on peut retrouver des ecchymoses sur le corps d’un petit secoué et même des fractures au crâne, aux bras, aux jambes et aux côtes. S’il survit à la secousse, l’enfant continuera non seulement de pleurer, mais il pourra avoir de graves problèmes de motricité, devenir irritable, végétatif ou paralysé de certains membres.

Mais qu’est-ce que ce SBS? 

 La définition du Centre de liaison sur l’intervention et la prévention psychosociales (CLIPP) est claire: «Le syndrome du bébé secoué (SBS) est un terme diagnostique qui décrit l'ensemble des symptômes qui peuvent apparaître chez un enfant lorsqu'il est violemment secoué alors qu'il est tenu par le tronc, les bras ou les épaules. Les secousses qui sont alors générées sont transmises à la tête de l'enfant et peuvent lui causer de graves lésions.»

Le SBS est la principale cause de mortalité infantile due à des mauvais traitements physiques. On estime d’ailleurs qu’entre 20 et 25% des victimes succombent. De ceux qui en survivent, 50 à 60% en garderont des séquelles neurologiques qui affecteront leur développement, tandis que les autres pourront présenter des retards de développement à long terme. Selon le CLIPP, «85% des enfants victimes du SBS auront besoin de soins spécialisés pour le reste de leur vie».

Le corps médical est unanime: se rendre à l’hôpital d’urgence est nécessaire pour la survie d’un bébé victime d’avoir été brutalement secoué. Néanmoins, même à la suite d’une hospitalisation rapide, l’enfant pourra à long terme vivre avec des retards de développement, des troubles d’apprentissage et de comportement en plus de problèmes épileptiques.

 

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