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Combattre la grisaille de novembre

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Ça fait quatre billets que je commence. Certains « sérieux », d’autres « légers ». Mais rien ne sort comme je le désire.
 
La grisaille de novembre m’influence, je présume. Il est plus difficile de digérer l’actualité déprimante quand on manque de soleil.
 
Les histoires de viols, les guerres, les enfants maltraités par leurs parents (je pense que je vois passer un article quotidiennement sur ces derniers minimum!)… et Trump (et ses fans)…
 
Je vais devoir prendre des suppléments vitaminiques, que je me mette au yoga, quelque chose, sinon je ne passerai pas l’hiver ;)  
 
Est-ce la vieillesse? Est-ce que ça vient avec la quarantaine cette lassitude, cette propension au désabusement? Ces inquiétudes pour l’avenir de mes enfants? 
 
Woooo! Je m’y refuse!
 
Il faut que je m’accroche à du positif. À de bonnes nouvelles, à du bon monde.
 
À Madame S. par exemple. Une enseignante qui multiplie les initiatives originales pour enseigner les notions, mais qui s’intéresse aussi à l’estime personnelle de ses élèves de 3e et a même créé un « Club du Succès » pour ceux qui l’ont défaillante.
 
Au chauffeur de la STM qui est descendu de son bus pour aider une personne handicapée à traverser la rue de façon sécuritaire.
 
À tous ces beaux petits bébés qui débarquent sur cette Terre et qui allument des étoiles dans les yeux de mes amis parents et grands-parents.
 
Aux gens qui se mobilisent pour faire évoluer les choses. Qui défendent des causes. Qui aident et donnent pour les bonnes raisons.
 
Aux spectacles de danse de mes filles, aux apprentissages tellement rapides de mon bébé, à mes deux ainés qui deviennent des adultes équilibrés « avec des valeurs à la bonne place » comme on dit. À l'anniversaire de ma #3, Aux pitreries de mes chiens!
 
Dans le fond, je pense que plus je suis en contact avec du « plate », plus je dois combattre par du « beau ». Il ne faut pas que je perdre confiance en l’humanité parce que je vois plein de mauvaise foi, de tristesse, de violence, d’injustices… Et il faut que je beurre épais; pour une couche de négatif, il faudra recouvrir de trois fois plus de positif.  (Donc je me mets à la recherche de deux autres Obama :))
 
Non, je ne me fermerai pas pour autant les yeux sur ce qui ne va pas. Mais si je tombe dans l’amertume à 43 ans, je deviendrai une vieille réellement insupportable et je n’apporterai rien de bon à ce monde qu’il ne faut pas cesser de vouloir améliorer…
 
Combattre le laid par le beau, ça veut aussi dire passer à l’action. Faire des gestes concrets quand c’est possible, prendre la parole avec respect ou se taire. Donner l’exemple à mes enfants.

Car ils sont l’avenir. Et si je paralyse, si je baisse les bras devant les malveillances de ce monde, si je me dis « À quoi bon? » ou que j’entretiens la fameuse peur du « Où s’en va le monde? », je vais décourager, les empêcher de l’améliorer, ce monde!
 
Sinon, comment même les motiver à étudier pour un examen de maths, si je leur fais croire que demain, tout va sauter, donc l’école? ;)
 
 
Et vous? Craignez-vous de tomber dans la morosité en ce moment? Comment la combattez-vous?