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12 phrases qu’une femme violentée pourrait vous dire

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Dans le monde, une femme sur trois est victime de violence et la plupart du temps, cette violence provient de son partenaire « amoureux »…
 
Quand on rencontre une femme violentée, on ne sait pas toujours quoi dire, quoi penser et comment réagir. On peut se sentir non concerné, ou impuissant.
 
Aujourd’hui, je ne veux pas vous dire quoi faire. J’ai juste envie de donner la parole à quelques-unes d’entre elles afin que vous vous lanciez dans vos propres réflexions, je l’espère.
 
Quel rapport avec la famille, sujet premier de ce site, me direz-vous?
 
Eh bien cette femme violentée, elle peut-être une mère. Elle est aussi la fille, la soeur de quelqu’un…
 
Et un jour, votre fille aura peut-être un partenaire. Vous souhaitez qu’il soit gentil avec elle. Mais si ce n’était pas le cas… que feriez-vous?
 
C’est pour ça qu’il faut en parler encore, à mon avis…
 
Alors voici ce que cette femme, amalgame de plusieurs, mais non porte-parole unique de toutes les femmes, pourrait vous dire…
 
01- Non, je n’aime pas ça - Je ne retire aucun plaisir à recevoir des coups, à être contrainte et humiliée.
 
02- Personne ne mérite d’être violenté(e) - Même si, comme victime, il m’arrive de le penser, ce n’est pas vrai. Aidez-moi à défaire de cette croyance en ne disant pas des trucs comme « Elle a couru après ». « Il » me le répète déjà assez comme ça…
 
03- Les coups physiques ne sont pas toujours les plus douloureux – La violence psychologique est très pernicieuse et souffrante. Elle me hante bien longtemps après la disparition des bleus et des points de suture…
 
04- ne savais pas que ça m’arriverait – Quand je suis tombée amoureuse de lui, sa violence n’était pas inscrite sur son front. SVP, ne me trouvez pas stupide…
 
05- Ce n’est pas toujours évident de reconnaître la violence sous toutes ses formes- Les gens pensent tout de suite à l’œil au beurre noir, quand on parle de violence. Ils oublient les attaques psychologiques, spirituelles, économiques, sexuelles, envers les objets et les animaux…
 
06- Un homme est rarement violent au premier rendez-vous… - La violence peut s’installer tranquillement dans un couple. Souvent, bien avant les coups physiques, un grand « lavage de cerveau » a été entamé…
 
07- Je ne suis pas une idiote -  Mon niveau d’étude et mon quotient intellectuel n’ont rien à voir avec ma situation. Des femmes violentées, comme des hommes violents, il y en a dans toutes les sphères de la société…
 
08- Je me sens seule – Avec le temps, je me suis isolée de mes amis, de ma famille. Je ne fais plus confiance à mes compétences sociales et j’ai peur de parler aux gens de ce que je vis. Parce que j’ai honte et parce que j’ai peur des conséquences…
 
09- Je ne veux pas me voir comme une victime - Pourtant, si j'avais été victime d'un accident d'auto, je n'aurais pas peur de ce mot...
 
10- C’est difficile de partir – Tout le monde le dit, il suffit de partir. Mais je n’ai plus d’argent. Je ne veux pas briser la famille. Je ne sais pas où aller. Les maisons d’hébergement ne sont pas près de l’école. Mes enfants perdront leurs amis. J’ai peur de les traumatiser. Ma famille va me juger si je cogne à sa porte… J’ai peur qu’il me retrouve… il paraît qu’une femme risque beaucoup plus de se faire assassiner après la rupture que si elle reste…
Et je suis si fatiguée… Peut-être que j’ai juste ce que je mérite, après tout? Au fond, il n’est pas un mauvais gars… il fait des efforts pour changer…
 
11- Oui, il a souvent l’air d’un gentil garçon – Le collègue parfait, le voisin serviable, le gendre idéal… Ce n’est pas pour rien qu’on entend souvent dire « On n’aurait jamais cru ça de lui », aux nouvelles, après le meurtre d’une conjointe…
 
12- Je peux m’en sortir – Quelqu’un m’a dit ça l’autre jour. Sans sembler me juger. Il m’arrive d’y repenser et d’y croire… Et si je réessayais la liberté? Si je me réappropriais mon pouvoir?
 
Pour en savoir plus sur la violence conjugale et pour recevoir de l’aide :
 
 
Pour lire le témoignage d'une survivante de la violence conjugale, cliquez ici
 
La violence n’est pas une perte de contrôle.
C’est une prise de contrôle sur l’autre.