PUBLICITÉ

«Je veux un autre enfant, mon chum non…»

Couple image article
Le désir d’enfant ne se programme pas. Parfois, notre envie d’avoir un autre enfant est plus fort que celle de notre conjoint. Quoi faire quand on n’est pas d’accord?
 
On a déjà des enfants ensemble. On sait que notre conjoint est un bon papa. Alors, l’inévitable question d’en avoir un petit dernier vient nous hanter. Mais quand on se bute à un refus de notre conjoint d’agrandir la famille, on peut se sentir blessée, fâchée, incomprise… ou investie d’une mission, celle de le faire changer d’idée. Peut-on convaincre son amoureux d’accepter d’avoir un autre enfant?
 
La sexologue Sophie Brousseau croit qu’il faut tout d’abord entendre les raisons du refus de l’autre. « Il n’y a pas de problème auquel il n’y a pas de solutions. Mais il faut prendre le temps d’en jaser sérieusement avec son conjoint. Et surtout prendre le temps de vraiment écouter ce qu’il nous dit. Peut-être a-t-il seulement besoin de se faire rassurer un peu? Peut-être qu’il voudrait un autre enfant, mais pas tout de suite? Peut-être qu’il trouve que les premiers mois avec un bébé sont difficiles? », explique-t-elle.
 
« Je veux un bébé! Je veux un bébé! »
Aussi, on évite d’aborder la question quand on est pressés, fatigués ou devant d’autres personnes. Dans ces cas-là, on aborde qu’en surface le problème. Pour aller au fond des choses, on en discute alors qu’on est plus reposés et détendus pour aller jusqu’au fond des raisons et parler de nos émotions.  « Il faut faire attention pour ne pas devenir harcelante avec ce sujet-là. Le risque serait que son chum finisse par dire «oui» seulement pour acheter la paix ou encore qu’il reste sur sa décision simplement pour nous tenir tête. De plus, une discussion difficile peut avoir un impact sur tout le reste de notre vie de couple », note la spécialiste.
 
« Oups, je suis enceinte! »
Mettre son chum devant le fait accompli est une mauvaise idée. Simuler un accident en oubliant volontairement de prendre la pilule n’est pas une option pour régler le problème. « Si cette question est déjà une source de conflit, le conjoint ne risque pas d’être très content d’autant plus que ceci briserait le lien de confiance entre les deux partenaires », précise la sexologue.
 
« Je te comprends mieux… Tu as peut-être raison! »
Personne ne peut obligé quelqu’un à faire quelque chose qu’il ne veut pas, encore moins un enfant. Si la femme sent que son désir devient presque obsessif, il faut qu’elle se questionne. Qu’est-ce qu’un bébé vient combler? Pourquoi aime-t-elle tant être enceinte? Qu’est-ce que cet enfant va changer? Qu’est-ce qui changerait si elle n’en avait pas un autre? En discuter avec  son conjoint peut aussi amener la femme à réaliser que ce n’est peut-être pas un désir réaliste. Son chum peut lui rappeler qu’ils avaient prévu voyager et qu’un enfant pourrait retarder leur projet, qu’elle avait hâte de retourner travailler ou que les premiers mois sont souvent difficiles.  Il voit aussi toutes les considérations économiques qu’on a tendance à ne pas vouloir prendre en compte.
 
« Les hommes sont habituellement plus terre à terre alors que les femmes idéalisent plus. Peut-être que notre conjoint peut nous rappeler que les premiers mois, ce n’est pas si évident, qu’on ne dort pas ou qu’on n’est pas évidente durant une grossesse. Il se peut aussi que ce soit la femme qui change d’idées en comprenant plus les raisons de son partenaire », mentionne Sophie Brousseau.