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La phase du «pourquoi?»

Croissance bébé et enfant 4-5 ANS image article
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«Dis, pourquoi ceci? Dis, pourquoi cela?» Les questions de votre enfant s’enchaînent. Comment faire face à ce raz-de-marée d’interrogations?

D’abord, sachez que tous les enfants traversent une période de «pourquoi?». Leurs questions montrent leur désir de comprendre le monde qui les entoure. Selon la Dre Catherine Cloutier, psychologue de famille, c’est géné-ralement vers l’âge de trois ou quatre ans que se déclenche cette «crise du pourquoi».

Les petits se mettent alors à solliciter une foule de renseignements sur tout et n’importe quoi. Pourquoi le ciel est bleu? Pourquoi le chat
 a des moustaches? Pourquoi il y a des trous dans le fromage? Comment fait-on des bébés? Ces interrogations fusent spontanément, au moment où ils y pensent. L’abondance de leurs questions varie grandement en fonction de leur caractère et aussi de leur environnement.

Cela dit, derrière leur soif d’apprendre se cache leur besoin de se rassurer sur la place qu’ils occupent au sein de leur famille. «Ils cherchent ainsi à savoir s’il ont l’attention et l’affection de leurs parents», explique la Dre Cloutier. Leur répondre est donc d’une importance capitale, et ce, même si leurs questions sont souvent naïves, voire farfelues.

Faut-il répondre à toutes leurs questions?

La Dre Cloutier pense que oui. «Cela nourrit leur lien relationnel avec leurs parents», souligne-t-elle. C’est, en effet, durant l’enfance de leur progéniture que les parents établissent avec celle-ci une relation de confiance et de complicité, qui durera toute la vie. Certes, notre rythme de vie effréné peut faire en sorte qu’on n’a pas toujours le temps — ni le goût — de répondre à un bombardement de questions.

«Parfois, j’en ai vraiment marre d’être harcelée à longueur de journée», avoue Valérie, mère d’une fillette de quatre ans et d’un garçon de six ans. Et que dire quand les questions sont carrément embarrassantes, comme celles qui portent sur la sexualité, la mort ou le physique «bizarre» des gens!

Reste qu’il est vraiment important de répondre aux enfants, ne serait-ce que brièvement, pour leur dire qu’on le leur expliquera plus tard. «Sinon, ils risquent d’interpréter un refus comme une preuve de rejet ou encore de croire que ce qu’ils demandent est stupide», explique la psychologue.

Adapter ses réponses

Évidemment, il est essentiel d’adapter son discours à l’âge et à la maturité des enfants.
 «Il n’est pas nécessaire d’entrer dans les détails avec un petit», précise la Dre Cloutier. Il faut répondre en fonction de ce que l’enfant est capable de comprendre.

«S’il a quatre ans et qu’il nous demande comment on fait les bébés, on peut simplement répondre qu’un papa et une maman échangent un câlin ou encore que les bébés sont fabriqués dans le ventre de la maman, poursuit la psychologue.

Plus tard, au fur et à mesure qu’il grandira, on pourra ajouter des détails, et lui parler de spermatozoïdes et d’ovule.» Bref, chaque chose en son temps.

 

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