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Les enfants chigneux

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Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur vos pestes et sur la façon de briser ce cercle vicieux, tout en résistant à l’envie de les jeter dans votre composteur!

Primo, entendons-nous sur un point: au départ, un enfant qui chigne ne le fait pas pour nous taper sur les nerfs, mais bien pour exprimer une frustration. Il s’agit pour les parents de comprendre quel besoin n’a été pas été comblé chez l’enfant et, ensuite, de juger l’importance dudit besoin. Doit-il être satisfait dansl’immédiat? Peut-il attendre? Se peut-il que ce besoin soit un désir ou un rêve que l’enfant portera en lui toute sa vie?

«C’est exactement la même chose pour nous, adultes: nous avons des besoins vitaux et nécessaires à notre survie, d’autres qui peuvent être reportés dans le temps et, enfin, certains qui nous portent et qui ne se réaliseront peut-être jamais. Cette distinction est importante à faire», explique la psychologue Michèle Parent. Elle précise qu’il est capital de juger de tout cela en tenant compte d’une variable tout aussi importante: l’âge de l’enfant et sa capacité de s’exprimer. «Un poupon va utiliser les pleurs pour se faire comprendre. En grandissant, l’enfant sera plus apte à nommer ses besoins.»

Je « frustre », donc je chigne

Secundo, un autre aspect doit être pris en considération: «L’enfant peut tout bonnement chigner parce qu’il est frustré. Il ne l’est pas de façon fondamentale, plutôt de façon circonstancielle », précise la psychologue. Un exemple? Votre petit joue avec sa Nintendo DS depuis 30 minutes. Vous lui dites: «Ok, ça suffit, on va jouer dehors!» Il se met alors en mode «chignage». Ou encore, à l’heure du coucher, il rouspète. «Dans ce cas, le problème réside dans le respect des règles de vie. L’enfant doit obéir.

S’il pleurniche à toutes vos consignes, il ne faut pas hésiter à utiliser votre autorité. C’est pour son bien-être», souligne la psychologue. D’un ton ferme mais sans perdre les pédales, on avise le petit qu’on ne lui permet pas d’outrepasser certaines règles — comme l’heure du coucher — qui ne sont absolument pas négociables. Si l’enfant persiste à chigner, on lui donne le choix: soit il arrête de chialer, soit il aura une punition, conséquence désagréable de sa mauvaise attitude.

Question de personnalité

Tertio, rassurez-vous (ou consolez-vous!): tous les enfants chignent, mais à des intensités différentes. «Certains enfants ont une personnalité plus souple et s’adaptent plus facilement aux contingences de la vie, aux limites et aux imprévus, alors que d’autres n’ont pas cette souplesse.»

Chigner, est-ce génétique?  «On naît tous différents en ce qui concerne notre bagage génétique et psychologique. De plus, ces deux éléments seront, par la suite, modulés par les interactions avec les «donneurs de soins», c’est-à-dire principalement les parents, le milieu, les éducateurs, etc.

L’être humain est plastique, il reçoit beaucoup d’influences: la relation que les parents entretiennent entre eux a autant de répercussions sur le comportement de l’enfant que celle qu’ils entretiennent avec le petit luimême.» Un climat harmonieux vaut mieux qu’un climat tendu, qui est évidemment anxiogène pour l’enfant.

 

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