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Punitions corporelles : un impact sur les fonctions cognitives

Croissance bébé et enfant 4-5 ANS image article

Frapper un enfant pour le discipliner peut avoir de graves répercussions sur ses fonctions cognitives, rapporte une étude menée par des chercheurs canadiens et américains.

Cette recherche a comparé des enfants de maternelle et de première année, issus de deux écoles privées d’Afrique de l’Ouest. Les enfants provenaient du même milieu social.

La façon dont la discipline est appliquée dans les deux établissements diffère : dans l’un on prône les punitions corporelles (coups de bâton, tapes sur la tête, etc.), dans l’autre on leur préfère les réprimandes verbales.

Les scientifiques ont fait passer des tests aux enfants pour évaluer leur capacité à planifier, imaginer des choses abstraites et anticiper une récompense.

Les enfants provenant de la première école ont obtenu des résultats beaucoup moins bons que ceux du deuxième établissement. Cette recherche démontre également que les jeunes à qui l’on administre une punition corporelle cessent immédiatement d’avoir des comportements répréhensibles, mais qu’ils n’intègrent pas les règles qui sous-tendent la punition. De ce fait, ils sont plus susceptibles de recommencer.

« Cela prouve que les punitions corporelles n’apprennent pas aux enfants à bien se comporter ni à améliorer leur conduite », remarque Victoria Talwar de l’Université McGill à Montréal.

« À court terme cela ne semble pas avoir d’impact, mais à plus long terme, cela empêche les enfants de développer leur aptitude à résoudre des problèmes, leur capacité à apprendre et à inhiber les comportements inappropriés », poursuit-elle.

 

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