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À quel âge commencent les cauchemars?

Croissance bébé et enfant 0-24 MOIS image article

Question :

J’ai un garçon de 21 mois qui « fait ses nuits » depuis qu’il a environ 10 mois. Depuis quelques semaines, il se réveille une à deux fois par nuit en hurlant et en pleurant. J’attends toujours au moins 5 minutes avant d’aller le voir pour le calmer. Est-ce que ces réveils nocturnes peuvent avoir un lien avec le fait que je sois enceinte ? Je n’ai observé aucun changement de comportement durant la journée, il est enjoué et éveillé. À la garderie non plus aucun changement identifié. Est-ce que les cauchemars débutent à cet âge ?

 

Réponse :

Bonjour. Vous avez raison, il s’agit probablement de simples cauchemars qui, normalement, commencent vers l’âge de 2 ans (mais cela peut arriver plus tôt pour certains enfants). Les causes peuvent être multiples.

Dans ce groupe d’âge, les enfants sont dans une période d’apprentissage et d’adaptation intense (apprendre à parler, à respecter les consignes, le partage, la socialisation à la garderie…). Ces sources de stress ou de pression peuvent contribuer à alimenter les cauchemars. On dit parfois que la nuit permet de « digérer » ce que l’enfant acquiert pendant le jour… normal que ces nuits soient parfois agitées ! Selon certaines recherches, 70 % des enfants de 2 ans refusent d’aller dormir, 30 à 50 % des enfants de 2 ans se réveillent au moins une fois la nuit.

Pour ce qui est de votre grossesse, il serait surprenant que cela l’affecte à ce point. À 21 mois, les enfants ont besoin de voir et de toucher pour comprendre. Pour lui, cela n’est pas suffisamment concret pour qu’il réalise l’impact que ce nouveau bébé aura dans sa vie.

Tous les enfants font des cauchemars

Il faut retenir que tous les enfants font des cauchemars, c’est presque inévitable. Ces cauchemars ont l’avantage de permettre à votre garçon d’évacuer les tensions de sa journée, de se libérer peu à peu des craintes ou des peurs qui font partie de son quotidien.

Étant donné le jeune âge de votre fils, sa pensée logique n’est pas très développée, il a du mal à discerner ce qui est réel ou pas (monstres, sorcières, méchants, chevaliers…) et a également du mal à faire face aux émotions négatives comme l’agressivité ou la peur (dispute des parents, peur d’un animal…). Ces émotions sont alors amplifiées par son imagination et contribuent alors à alimenter ses cauchemars.

Pour l’aider, instaurez un rituel du dodo (histoire, bisou, câlin) qui permettra de l’apaiser. Éviter les émissions de télé ou les jeux trop stimulants qui peuvent lui procurer des peurs. Je vous recommande de continuer à vous lever lorsqu’il vous réclame la nuit, mais de ne pas attendre. Après un cauchemar, votre garçon a besoin de réconfort et d’un bon câlin pour retrouver son calme et son sommeil.

 

dossier

Terreurs nocturnes et cauchemars