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Quelques conseils utiles

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Quelques conseils utiles

Il est inutile d’assommer un enfant avec de longs discours. «Le mieux est de lui donner une réponse courte et d’utiliser un vocabulaire simple», assure la Dre Cloutier. Lorsqu’il ne sera plus satisfait de la réponse (des jours, des semaines, voire des mois plus tard), il reviendra à la charge, et il sera alors temps d’ajouter des précisions.

Devant une question difficile, on peut également retourner celle-ci pour savoir où il en est dans son cheminement. Par exemple, s’il demande: «C’est quoi, faire l’amour?» on rétorque: «Toi, qu’est-ce que tu penses que ça veut dire?» On peut ajuster la réponse qu’on lui donne à la sienne.

«Il est important, toutefois, de lui fournir des renseignements véridiques pour ne pas qu’il entretienne de fausses perceptions», ajoute la Dre Cloutier. Cela permet également de savoir s’il a des idées fausses concernant un sujet. Bien sûr, il est possible de lui avouer qu’on ne connaît pas la réponse
à sa question, même si cela altérera un peu son image du parent «censé tout savoir».

Tout le monde a ses limites, et on n’est point omniscient. «L’important est que l’enfant sache qu’on accorde de l’importance à ses questions et que sa curiosité n’est pas considérée comme un défaut», assure la Dre Cloutier.

Si la situation se présente, on peut lui proposer de chercher la solution dans des livres adaptés à son âge ou sur Internet. On peut aussi l’orienter vers d’autres sources de renseignements.

Les choses à éviter

Dans tous les cas, il importe d’être spontané
 et sincère. «Il est préférable de ne pas mentir à un enfant et de ne pas inventer n’importe quoi; cela, pour qu’il ait des perceptions justes de
la réalité», affirme la Dre Cloutier.

Rappelons qu’un enfant s’inspire de ses parents et que ceux-ci constituent un modèle pour lui. Mieux vaut donc être franc. «Lorsque ma fille Victoria m’a demandé si elle allait retrouver sa mamie [décédée] un jour, je n’ai pas su quoi lui dire, puisque je n’ai pas la foi», raconte Chloé. Dans un tel cas, le mieux est de répondre selon ses convictions ou ses croyances, tout en expli- quant à son enfant que d’autres personnes peuvent penser différemment.

Il faut aussi éviter de prendre la fuite ou d’esquiver une interrogation. Ainsi, même lorsqu’un petit pose une question déconcertante à 7 h du matin, durant le déjeuner — par exemple, «est-ce que je
vais mourir un jour?» —, il faut essayer de lui répondre. «Si le moment est mal choisi, on lui promet d’en reparler plus tard — le temps de préparer une réponse ou de terminer ce qu’on avait à faire», dit la psychologue. Il comprendra parfaitement si on tient parole.

Attention aux réponses trop évasives portant sur des thèmes importants, tels que la sexualité, les maladies et la mort! Certaines pourraient le brusquer ou l’angoisser.

Enfin, il faut éviter de ridiculiser ou de banaliser ses questions, car ses dernières sont très importantes à ses yeux, et on risquerait de le blesser.

 

page 1  | La phase du «pourquoi?»

 

 

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