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La maudite confiance en soi

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Une des facettes les plus complexes à gérer dans notre personnalité est sans doute celle de la confiance en soi. L’équilibre entre trop et pas assez. Remarquez qu’en avoir « trop », c’est pas mal plus rare.

 

On passe notre vie à se bâtir un semblant de confiance pour avancer, pour guérir, pour grandir. Des fois, ça fonctionne, la confiance monte. Puis une phrase anodine, un petit échec, un reproche de quelqu’un et voilà la confiance qui fout le camp. Une peccadille qui trouve le moyen de percer notre carapace, au mauvais endroit, au mauvais moment.

 

Fragile, la confiance.

 

Elle se bâtit et se détruit un peu chaque jour. Comme à la bourse, ça monte et ça redescend. Les jours où elle est à la hausse, c’est le moment d’investir dans l’action, de foncer, de déplacer les montagnes. Les jours où c’est la chute libre, il faut se réfugier sur des valeurs sûres. Refocuser sur l’essentiel et attendre que l’orage passe.

 

La confiance joue parfois des tours. En avoir trop et se faire remettre à sa place, ça fesse. Douloureux pour l’orgueil.

 

On va se dire les vraies affaires : Trop de confiance est quand même mieux que pas assez. Il est toujours plus facile de freiner quelqu’un qui avance trop vite que d’en pousser un à avancer. La confiance mène à la persévérance. Et la persévérance mène invariablement au succès. Se faire fermer la porte, ça donne l’occasion de se découvrir un talent pour se faufiler par une fenêtre.

 

Bref, gérer la maudite confiance en soi, c’est le combat d’une vie.

 

Or, voilà que le métier de parents nous donne une deuxième responsabilité encore plus cruelle : aider à bâtir la confiance de nos enfants. Merci bien pour la mission!

 

Le défi de trouver le bon dosage, encore. On veut leur permettre d’affronter les tempêtes mais pas d’aller se sacrer dedans par exprès. Connaître sa valeur pour ne pas se vendre à rabais… mais ne pas se prendre pour un produit de luxe sans raison.

 

Il y a au moins un avantage à vieillir : on apprend à se connaître un peu mieux. On apprend à célébrer nos forces et accepter nos faiblesses. Faire le tri entre les deux, ça mène à la confiance. Savoir qu’on peut exceller dans une discipline et peiner dans une autre, ça ne s’annule pas : Ça fait avancer.

 

C’est pas mal le mieux qu’on puisse dire à nos enfants : apprend à te connaître. Trouve tes forces, apprivoise tes faiblesses. C’est la meilleure façon de solidifier ton armure. Et la confiance, c’est justement ça : une armure.