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Ces histoires qui n'arrivent qu'à nous

Parents et relations familiales image article
Dans la vie, il y a plein de choses qui n’arrivent qu’aux autres. Gagner à la loterie, recevoir des fleurs sans raisons, avoir des enfants polis, etc.
 
Et à l’inverse, on vit chaque jour un tas de situations qu’on s’imagine être les seuls à devoir endurer. Ça, madame, monsieur, ça s’appelle le doute. L’humain étant ce qu’il est, il a toujours tendance à se penser seul sur son île.
 
S’il y a un truc que ce blogue m’a appris, au fil des cinq dernières années, c’est à quel point les parents aiment sentir qu’ils ne sont pas seuls à vivre des mésaventures, des doutes et des questionnements. Pas pour rien que le commentaire qui est revenu le plus souvent sous mes billets, c’est « On dirait que l’auteur s’est inspiré chez nous! ».
 
Mais non, je n’ai pas mis de caméra chez vous. Mais j’ai des yeux pour constater ce qui se produit chez moi, et j’ai des oreilles pour comprendre ce que les autres me racontent de chez eux. Et je constate que souvent, ça concorde.
 
On n’aime pas trop se comparer, dans notre vie parentale. En fait, on n’aime plus ça. Parce qu’avec les années, on a découvert que les personnes qui crient le plus fort sont souvent ceux qui s’imaginent parfaits. Et ça, ça fait malheureusement taire tous les autres.
 
Sur les réseaux sociaux, j’ai vu trop souvent des gens chercher conseil et se faire matraquer par des bien-pensants au-dessus de leurs affaires. Le doute et la candeur sont apparemment devenus des tares sociales, sur le web.
 
Mais quand on a des amis proches, quand on côtoie d’autres parents pour qui le contrôle de l’image sociale n’est pas une obsession, alors on comprend. On devine que malgré des chemins un tantinet différents, on a tous en soi des points communs à peu près universels :
 
-          On veut le meilleur possible pour nos enfants
… Mais on ne sait pas toujours ce qu’est le meilleur
 
-          Nos enfants nous rendent extrêmement fiers
…Même s’ils ont parfois un comportement douteux et incompréhensible.
 
-          On trouve toujours des gens qui semblent réussir mieux que nous
… Mais on en trouve aussi d’autres qui nous rassurent sur nos capacités.
 
 
Ce n’est jamais tout noir, ou tout blanc.
Y’a pas que chez vous où la période des devoirs est parfois épouvantable.
Y’a surement pas juste chez nous où la gestion des jeux vidéos est un défi.
Où les repas sont une bataille.
Où les mauvaises habitudes sont des ennemis du quotidien.
Où le temps passe trop vite.
Où chaque jour est une petite guerre contre soi-même, plus que contre les autres.
 
Y’a plein d’autres parents silencieux, comme vous, qui sont aux prises avec des questionnements (est-ce que c’est normal que…), des doutes (je ne dois pas faire la bonne affaire…), de la culpabilité (j’ai surement raté mon coup pour cette facette-là de son éducation…) ou du découragement (je manque de temps pour leur bricoler une belle enfance…).
 
Y’a aussi plein de parents qui vivent exactement la même exaltation (ils sont si beaux, si adorables, mes enfants!), la même assurance (cette décision était vraiment la meilleure), la même confiance (quand je me compare, je me console) et la même sérénité (ces enfants auront leur vie à eux, je ne suis qu’un guide temporaire).
 
Ça arrive aussi aux autres de vivre tout ça dans la même journée.
 
(Et vous, les parents parfaits, vous n’êtes pas seuls non plus. Je vous assure, vous êtes nombreux à nous taper sur les nerfs avec votre quête de perfection.)
 
À la base de tout ça, du découragement comme de l’exaltation, il y a cette chose mystérieuse, invincible et toute-puissante : l’amour. Un fabuleux générateur de doute, de bêtises et d’erreurs, l’amour. Mais aussi la plus belle chose qui soit.
 
Rien n’est parfait. Et ça, c’est rassurant.