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Hier encore j’étais une jeune maman…

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Aujourd’hui, Fille Ainée a 21 ans.
 
Aujourd’hui, j’ai le double de son âge. 
 
Aujourd’hui, je me rends compte que je suis maman depuis 50% de ma vie.
 
 
Quand je vois ma fille, qui me ressemble pas mal physiquement (et probablement aussi beaucoup intérieurement), je sursaute en songeant qu’à son âge, je la mettais au monde.
 
Depuis quelques temps, beaucoup de souvenirs me reviennent…
 
 
Je me souviens du regard effaré d’une dentiste, quand elle m’a reçue enceinte. Comme elle me trouvait jeune! Comme elle semblait s’inquiéter pour mon avenir!
 
Je me souviens de mon propre regard sur les autres parents, lors des cours prénataux. Comme certains me semblaient vieux! Comment des hommes aux tempes grisonnantes pouvaient devenir pères? Comment des « madames » faisaient pour porter des bébés sans s’épuiser?
 
 
Je me souviens que c’était fou aux yeux du monde, de tomber enceinte pendant mes études. Sans que ce soit un accident, en plus.
 
Pourtant, à 21 ans, je me sentais prête. Je n’étais plus une enfant…
 
 
Avec le recul, j’étais un petit bébé. 
 
 
Ce qui ne veut pas dire que ce n’était pas une bonne idée, de fabriquer ma fille.
 
Oui, j’étais jeune. Oui, j’étais en situation économiquement précaire.
 
Non, je ne connaissais pas « tout » de « la vie »… Mais qui peut prétendre tout connaitre? Et justement, ne pas tout connaitre évite d’avoir peur de tout…
 
Quand je repense à cette première grossesse, cette « folie » pour plusieurs, je ressens beaucoup de tendresse.
 
Tendresse envers cette petite fille que je portais avec tellement, mais tellement d’attention! Je faisais tout en mon pouvoir pour qu’elle aille bien.  Je lui envoyais de l’amour à profusion. Je préparais sa venue avec toute mon attention. 
 
Tendresse envers cette jeune fille que j’étais. Si peu inquiète de l’avenir! Si confiante, si forte, si pleine d’espoirs.  Peu m’importait toutes les catastrophes qui pouvaient me tomber dessus. Tant que ma fille allait bien, je traverserais tout ce qu’il faudrait traverser.
 
Je n’avais même pas peur de l’accouchement.  Je me disais que mes grands-mères en avaient eut 10-12 alors, pourquoi paniquer?
 
Je n’avais même pas peur que son père parte, j’avoue. Tout ce qui comptait, c’était elle.
 
J'avais le courage de la jeunesse!
 
 
Aurais-je été une meilleure mère si j’avais eu 30-40 ans? Peut-être. 
 
Peut-être pas.
 
En fait, j’ai eu des enfants è 30 et 40 ans et je ne me trouve pas meilleure mère…
 
C’est juste différent et pareil à la fois.
 
Être maman, c’est un rôle qu’on apprend au jour le jour, peu importe à quel âge on prend le mandat.
 
Je sais juste que je suis très fière de Fille Ainée, Elle ne l’a pas toujours eu facile et bien sûr, je m’en culpabilise par moments (comme toute mère je crois, se culpabilise parfois).  Il y a des choses que j’aimeraient refaire. Faire plus, moins,  différemment…
 
Mais est-ce que ça aurait été mieux? 
 
Aujourd’hui, malgré mes gaffes (qui ne peuvent être toutes imputées à mon jeune âge), je suis devant une jeune femme forte, débrouillarde, créative, passionnée, intense, drôle, généreuse… 
 
Une jeune femme qui vise à être polyglotte et à parcourir le monde. Elle a d’ailleurs déjà commencé et étudiera ce printemps en Allemagne et en Espagne sous peu. 
 
Et quand parfois, elle songe à son éventuelle future maternité et qu’elle se demande comment elle y arrivera, moi je n’ai aucune inquiétude.
 
Si moi, j’ai pu amener une si merveilleuse fille à l’âge adulte, imaginez ce qu’elle, réalisera en tant que mère!
 
 
Bon anniversaire Chloé!

Merci d’avoir fait de moi une maman. Merci, pour tout ce que tu m’as appris. 
 
Merci, pout tous ces merveilleux souvenirs, du petit appart de la rue Sherbrooke qui a connu tes premiers rires jusqu’à tes visites d’aujourd’hui dans ma maison de banlieue.
 
(Et merci, de me trouver encore jeune! Ce ne sera pas le cas pour toute ta fratrie…)