PUBLICITÉ

Quand est-ce qu’on est vieux?

Parents et relations familiales image article

Quand on est enfant, à peu près tous ceux qui ont l’âge de la majorité son vieux. En tout cas, ceux de 25-30 ans le sont un peu. Ceux de 40 et 50 le sont vraiment beaucoup. À 50 ans, on n’en parle même pas. Et à 60, la vie est finie.

Mais selon vous, quand est-ce qu’on est vraiment vieux?

 

Je pense qu’on est vieux ou vielle lorsque :

 

-        Le bruit des enfants qui s’amusent nous irrite ou même nous fâche

-        Nos matins commencent avec du négativisme et du chialage

-        On se donne le droit de dépasser les enfants dans la file à la caisse du dépanneur

-        On refuse en tout temps de quitter nos pantoufles pour aller s’amuser

-        On chiale à tout bout de champ au sujet de la nouvelle génération

-        On s’accroche à « Dans notre temps »

-        On ne croit plus qu’on a le pouvoir de changer des choses, en s’impliquant, en votant, en aidant autrui

-        On refuse d’évoluer. « À mon âge, je ne changerai pas! »

-        On ne veut pas que l’entourage change…

-        On ne prend pas le temps d’écouter les jeunes, d’entrer dans leur monde

-        On n’a plus de gestes d’affection envers chéri (e), les enfants, les ami(e)s

-        On passe plusieurs jours sans rire sincèrement

-        On refuse que les gens ou les situations bousculent nos petites habitudes

-        On s’habille drab, on parle drab, on interagit drab

-        On ne regarde plus « pour vrai » les beautés de la nature, l’effervescence de la ville

-        On se bloque à grands coups de peurs. Peur de voyager, peur d’aimer, peur de souffrir, peur du ridicule…

-        On focalise sur nos bobos et que nos médicaments sont un sujet de conversation avec tout un chacun

-        On se croit en droit de ne plus s’excuser. Aux jeunes de nous comprendre et de faire les premiers pas

-        On pense qu’on a le monopole de la souffrance et que seuls les autres se plaignent pour rien

-        On oublie simplement qu’on a été jeune

-        On n’a pas de passions, ni même de vrai passe-temps

-        On se dit que c’est à l’autre de nous téléphoner en premier, même si c’est nous qui avons envie de lui parler

-        On ne se souvient plus des émotions de l’enfance et de l’adolescence, donc on n’a plus d’empathie pour les jeunes qui nous entourent

-        On dit des méchancetés à peu près sur tout le monde

-        On trouve que tout le monde est injustement méchant avec nous

-        À la question « Comment vas-tu? », on étale la liste de nos bobos et problèmes

-        Les enfants et petits-enfants marchent sur des œufs par peur de nos réactions

-        On a la prétention de connaître chéri(e) ou les enfants si bien qu’on n'a plus à essayer de les découvrir et qu’on affirme anticiper leurs réactions et émotions dans tout.

-        On sait ce qui réglerait les problèmes de société, mais on laisse les autres agir

-        Faire l’amour est au mieux une habitude, au pire une corvée dont on se débarrasse

-        On oublie de respirer profondément, de sourire pour rien, de danser en marchant

-        La rancoeur nous habite tellement qu'elle dessine des plis négatifs sur notre visage

-        On a toujours peur que les enfants en visite cassent nos bibelots, renversent leur jus

-        On vit dans notre passé en s’inquiétant pour l’avenir. Aucun présent…

-        On se permet de conseiller tout le monde et on s’offusque quand tout le monde ne fait pas comme on a dit

-        On est amer, méfiant, distant, froid…

-        On ne trouve pas de réelle motivation à se lever

-        On se plaint de notre vie plate sans agir pour la changer

-        On ne croit plus en l’amour…

 

Alors? C’est à quel âge que ça arrive, les items de cette liste?

N’importe quand. Peu importe ou en est rendu notre compteur de vie, on a nos moments comme ça. À 20 ans comme à 50. Pour moi, la vieillesse ne se mesure pas en rides, en démarche plus lente, en fatigue, en perte de cheveux, etc.

Et il y a des gens de 70, 80 ans, qui semblent très peu concernés par cette même liste. Je pense entre autres à ma marraine, qui aura 78 ans sous peu. Toujours belle, bien mise, souriante, drôle, serviable et impliquée.  Je ne l’ai jamais entendu se plaindre de rien ni personne. Et pourtant, elle a vécu son lot d’épreuves. Bref, pour moi, Brigitte est encore jeune. Elle le sera toujours.

Moi aussi je veux rester jeune, comme elle.

Alors je vais de ce pas rayer un max de phrases dans ma liste, les caviarder comme le ferait la CIA. Pour oublier d’être comme ça. Pour ne pas devenir vieille et aigrie.

Pour que mes enfants, plus tard, se disent que leur mère est restée jeune jusqu’à la fin.

 

Et pour vous? C’est quoi, être vieux/vieille?

 

Plus de billets de Mylen

Les mères d’aujourd’hui sont-elles des «madames»?

Ça vaut la peine d'en... rider

La fameuse crise de la quarantaine