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Tendance au rapprochement

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Tendance au rapprochement

Une tendance se dessine: les aînés s'impliquent nettement plus qu'avant dans la vie de leurs petits-enfants. Mme Ferland affirme: «Ce phénomène est là pour durer, je crois. Et c'est tant mieux, car plus les aînés entretiennent des rapports de qualité avec les petits, mieux s'en porte leur santé. Jouer à la cachette avec un bambin de deux ans équivaut à tout un work-out! Les petits-enfants mettent de la lumière dans la journée des grands-parents. Ils ont un effet stimulant et permettent également aux aînés de garder l'esprit ouvert.»

Si les petits apportent beaucoup aux grands-parents, ceux-ci leur rendent bien la pareille! «Ils se posent en témoins privilégiés de l'histoire de la famille, raconte Mme Ferland. Les petits sont avides de connaître leurs racines. Sur le plan de la transmission des valeurs, les grands-parents sont souvent moins influencés par la publicité et peuvent ainsi partager des notions moins matérialistes. Gardiens des traditions familiales, ils savent aussi les transmettre. Quand les petits viennent les voir, ils mettent facilement leurs tâches de côté; ce sont d'extraordinaires pourvoyeurs d'attention!»

Inconditionnellement vôtre

Cette exceptionnelle disponibilité, grand-maman Francine l'exprime avec une grande douceur: «L'amour "grand-maternel" est plus relax. Quand on est parents, on se trouve sur la ligne de feu. La responsabilité est immense; on ne veut pas se tromper, mais on a peu d'expérience. Tandis que lorsqu'on est grand-parent, on a l'impression de savoir un peu mieux comment s'y prendre. Mieux encore, en vieillissant, je me sens plus tendre, plus sensible... Et mes petits-enfants viennent toucher cette fibre-là. On peut s'abandonner.

En ce qui a trait à la charge d'amour, c'est presque plus fort que ce qu'on ressent pour nos propres enfants. En tout cas, moi, j'éprouve un amour inconditionnel pour mes petits-enfants. Je leur pardonnerais pas mal tout!»

Aujourd'hui, le petit-fils de Mme Delhaes est devenu un adulte de 19 ans. Que reste-t- il de leurs amours? «Cet été, nous avons fait des travaux de terrassement ensemble et nous avons beaucoup parlé. Charles-Étienne m'a même fait quelques confidences. Nous nous sommes vraiment retrouvés.»

Une relation diamétralement opposée à celle que Mme Delhaes a vécue avec ses propres grands-parents, qui sont décédés alors qu'elle n'avait que quatre ans.«Il me restait un grand-père avec qui j'ai eu une bonne relation, mais ça n'a jamais été aussi intime que ce je vis avec mon petit-fils, nous confie-t-elle. Et j'espère aussi que Maïté et moi, on restera toujours aussi proches l'une de l'autre. Mais je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas comme ça!»

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