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Se sentir « mère poche » et « top maman » dans la même journée

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Mettons-nous d’accord dès le départ: ce texte est au féminin. N’y voyez rien contre les hommes (car ça arrive souvent!), je suis une mère et parfois, le féminin l’emporte dans mes réflexions. Donc si vous avez plus de testostérone et que vous vous sentez interpellé par mes propos, transposez le tout au masculin ;)
 
 
Bon! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler des vagues de ma vie, de mes émotions, de mes perceptions. Peut-être ne suis-je pas la seule à osciller dans ma vision de mes capacités maternelles?
 
Comment illustrer mon propos? Les exemples sont tellement nombreux et semblent tellement ridicules en même temps à bien y penser…
 
  • Mes enfants savourent ma sauce à spaghetti et en redemandent   pour leurs lunchs? Je me sens top maman!
 
  • Malgré mes efforts, ma maison ressemble à n’importe quoi? Je me sens poche.
 
  • Je suis parvenue à consoler une grosse peine enfantine? Je suis au top!
 
  • J’ai fait pleurer mon enfant? Je suis une mère poche…
 
  • J’ai trouvé LE cadeau parfait, LA solution à un problème. J’ai fait rire mon enfant aux éclats, je lui ai ouvert la porte à un beau rêve.  Je suis au top!
 
  •  J’ai manqué d’écoute, j’ai réagi trop fortement. J’ai oublié de signer un papier scolaire important, d’envoyer une paire de mitaines à l’école. Poche.
 
  • J’ai terminé une journée bien rodée dans le calme et la bonne humeur pour toute la tribu, j’ai eu une idée de génie pour enseigner une notion de façon originale et efficace, j’ai donné une permission de « mère cool ». Top!
 
  • Un enfant est allé se coucher en me boudant, j’ai dit un mot blessant, j’ai envie de me sauver de la maison, je n’arrive pas à donner du « temps de qualité » à tout un chacun… Eh oui, poche…
 
  • Je parviens à concilier famille et travail. Super maman!
 
  • Je n’y parviens pas… Poche.
 
 
Les exemples sont presque infinis.
 
Et tout dépend des jours!
 
L’état de santé, le moral, les forces et faiblesses des parents environnants, l’alignement de planètes, les imprévus, la situation financière du moment, la météo… Un rien peu jouer sur l’estime personnelle.
 
Ainsi, une journée je me sentirai poche de donner une conséquence, de dire « non », de « serrer la visse ». Un autre jour, je serai consciente de faire pour le mieux pour mon enfant et je me féliciterai de tenir mon bout.
 
Certaines journées sont plus propices à l’autocompassion aussi.
 
Quand c’est le cas, je comprends que je fais juste de mon mieux, même si mon mieux n’est pas nécessairement le mieux d’une autre mère ou celui que la société attend de moi.
 
Et donner son 100% parfois, c’est donner 100% d’un 50% disponible. Tandis qu’à d’autres moments, c’est 100% de 300%… Vous me suivez?
 
Bref, une journée, être une super maman peut se résumer à avoir réussi à cuisiner le souper malgré l’épuisement.
 
Un autre jour, on peut se sentir poche, incompétente, tout en ayant accompli une tâche colossale, mais en ayant laissé échapper quelques détails qui nous semblent une montagne.
 
Je ne connais pas la recette pour ne jamais se sentir poche. Je présume que de toute façon, il faut un peu de « pochitude » pour connaître des moments de grâce maternelle. C’est comme la nuit et le jour…
 
Et quand le jour revient, on se dit que les côtés sombres qu’on a vus en nous ne l’étaient pas tant que ça…

Car si on était si poche, on ne se poserait pas de questions et on se croirait toujours au top, non?
 
 
Et dans le fond, quand on se sent vraiment incompétente, il y a toujours cet enfant pour qui on s’en fait tellement qui finit par nous couronner « meilleure maman du monde »…
 
 
Qu’en pensez-vous?
 
Quand vous sentez-vous « poche » et « au top »?