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Au sujet des allergies

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Si dans vos antécédents familiaux, il y a des allergies alimentaires ou des maladies atopiques telles que fièvre des foins, asthme ou eczéma, votre bébé est davantage à risque de développer une allergie; les aliments doivent donc être introduits avec beaucoup de précaution. S’il vous est possible d’allaiter votre bébé exclusivement pendant les six premiers mois, faites-le. Sinon, discutez avec votre médecin de la possibilité de lui donner un lait maternisé «hypoallergénique» à la place. Quant au sevrage, commencez avec des aliments peu allergènes comme le riz pour bébés, les légumes-racines, les pommes ou les poires. Les nouveaux aliments doivent être introduits un à la fois pendant deux ou trois jours.

Ainsi, si une réaction survient, vous en connaîtrez la cause. Évitez les aliments à risque élevé d’allergie avant que votre bébé soit âgé de neuf à douze mois. L’incidence d’allergies alimentaires chez les bébés normaux est très faible et, compte tenu de la tendance à l’introduction plus tardive d’aliments solides, soit six mois, les allergies sont de moins en moins courantes. N’éliminez pas des aliments clés tels que le lait ou le blé de l’alimentation de votre enfant avant d’en parler à votre médecin. Certaines allergies – surtout les sensibilités aux œufs, au lait, aux fruits de mer ou aux noix – peuvent durer toute la vie. Informez-en tout adulte appelé à lui donner à manger. N’hésitez jamais à consulter si vous êtes inquiet. Le système immunitaire des bébés n’est pas entièrement développé et ils peuvent devenir malades très rapidement s’ils ne sont pas traités adéquatement.

Intolérance au lactose

L’intolérance au lactose est une incapacité à digérer le lactose – le sucre dans le lait – à cause de l’absence d’une enzyme de digestion. Votre enfant peut souffrir de nausées, de crampes, de ballonnements, de diarrhée et de flatulences, habituellement pendant 30 minutes après avoir consommé des produits laitiers. Étant donné que le lactose est présent dans le lait maternel et le lait de vache, les bébés qui souffrent d’une intolérance au lactose devraient boire du lait de soja maternisé. Or, le lait de soja n’est pas recommandé pour les bébés de moins de six mois. Ces derniers devraient donc être nourris au lait maternisé à lactose réduit (parfois étiqueté «LF»). L’intolérance au lactose est une complication rare d’une infection gastro-intestinale. Chez les enfants de plus d’un an, éliminez les produits laitiers de leur alimentation pendant quelques jours pour voir si cela fait une différence. Dans le cas des bébés de moins d’un an, poursuivez l’allaitement, mais si des boires supplémentaires sont nécessaires, discutez avec votre médecin ou votre pharmacien de la possibilité d’utiliser un lait maternisé à lactose réduit pendant une quinzaine de jours. L’enfant qui souffre d’une intolérance au lactose à cause d’un manque de lactase dans son intestin en sera atteint toute sa vie.

Allergie à la protéine de lait de vache

Si vous croyez votre bébé sensible au lait de vache, parlez-en à votre médecin. Le lait maternel est le meilleur choix, mais la mère qui allaite doit limiter sa propre consommation de produits laitiers étant donné qu’ils peuvent être transférés à son bébé. Si vous avez cessé d’allaiter, votre médecin vous recommandera probablement un lait maternisé considérablement hydrolysé (peu allergène) délivré sur ordonnance. Cet état signifie qu’aucun produit laitier ne peut être toléré mais il existe un grand nombre substituts. Les bébés n’ont souvent plus cette allergie lorsqu’ils atteignent l’âge de deux ans, mais il est très important de veiller à ce que votre enfant ait suffisamment de calcium dans son alimentation.

Œufs 

À partir de six mois, les bébés peuvent consommer des œufs, en autant que le blanc et le jaune soient entièrement cuits. Les œufs mollets peuvent leur être donnés à partir d’un an.

Fruits

Certains enfants ont des réactions indésirables aux fruits citrins, aux baies et aux kiwis. Les jus de fruits d’églantier et de cassis, à cause de leur teneur élevée en vitamine C, sont de bonnes solutions de rechange au jus d’orange.

Miel

Le miel ne devrait pas être donné aux enfants avant l’âge de douze mois car il peut entraîner le botulisme infantile. Bien que cette maladie soit très rare, il est préférable de ne pas mettre le système digestif du nourrisson à l’épreuve étant donné qu’il n’est pas armé pour se défendre contre la bactérie.

Noix

Les allergies aux noix provenant d’arbres, comme noix de Grenoble ou noisettes, sont rares. Les arachides et les produits dérivés peuvent entraîner de fortes réactions allergiques – choc anaphylactique – qui peuvent constituer un danger de mort. Dans les familles avec des antécédents allergiques de fièvre des foins, d’eczéma et d’asthme, évitez tous les produits contenant des arachides, incluant l’huile d’arachides, jusqu’à ce que l’enfant ait atteint l’âge de trois ans, et obtenez un avis médical avant de les introduire à son alimentation. Le beurre d’arachides et les noix moulues finement, cependant, peuvent être introduits à partir de six mois, en autant qu’il n’y ait pas d’antécédents familiaux. N’achetez que des aliments dont l’emballage est étiqueté « sans noix » ; les produits de boulangerie en vrac, les bonbons et les chocolats peuvent contenir des noix. Les enfants de moins de cinq ans ne devraient pas consommer de noix entières à cause du risque d’étouffement.

Gluten

Le gluten est présent dans le blé, le seigle, l’orge et l’avoine. Les aliments qui contiennent du gluten tels le pain ou les pâtes ne devraient pas être introduits dans l’alimentation du bébé avant qu’il ait atteint six mois. Lorsque vous achetez des céréales pour bébés et des biscuits de dentition, optez pour les variétés sans gluten. Le riz pour bébé est le plus sûr au début ; ensuite, le soja, le maïs, le millet, les nouilles de riz et les spaghettis de sarrasin, et les farines de pomme de terre pour épaissir les sauces et pour la confection de pains et de pâtisseries. Dans certains cas, l’intolérance au gluten est temporaire et peut disparaître avant que l’enfant n’atteigne l’âge de deux ou trois ans. Or, bien que ce soit rare, certaines personnes conservent une sensibilité permanente au gluten, la maladie cœliaque. Les symptômes incluent la perte d’appétit, une croissance freinée, un abdomen ballonné, des selles pâles particulièrement nauséabondes. La maladie cœliaque peut être diagnostiquée par un test sanguin et confirmée par un examen des parois de l’intestin à l’aide d’un endoscope.

 

 

Source: Le grand livre de bébé gourmand, pour l'édition en langue française Guy Saint-Jean Éditeur inc., auteure: Annabel Karmel, photographe: Dave King, 2008, 208 pages.