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Les allergies saisonnières... c'est l'enfer!

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La «fièvre des foins» est causée par le pollen des plantes anémophiles[1] qui dépendent du vent pour la pollinisation[2]. Ces plantes sont essentiellement les graminées (foin, seigle, blé, maïs, etc.), les herbacés (herbe à poux, gazon) et les arbres. Le pollen de toutes ces plantes est aéroporté jusque dans nos poumons et entraîne des symptômes tels que nez qui coule, yeux qui piquent et éternuements.

Calendrier des pollens

Janvier: aulne, noisetier

Février:  aulne, noisetier

Mars:  aulne, bouleau, charme de Caroline, frêne, noisetier, peuplier

Avril:  bouleau, charme de Caroline, chêne, frêne, hêtre, peuplier

Mai:  bouleau, hêne, graminées, hêtre, plantain, prêle des champs, seigle

Juin:  graminées, plantain, prêle des champs, seigle

Juillet:  armoise[3], graminées, ortie, plantain, prêle des champs, tilleul

Août:  ambrosia artemisiifolia (herbe à poux), armoise, graminées, ortie, plantain, prêle des champs, tilleul

Septembre:  ambrosia artemisiifolia (herbe à poux), armoise, prêle des champs.

Octobre:  armoise

Pollen et pollution

Le développement d’une allergie comprend d’abord une phase de sensibilisation au contact de l’allergène, au cours de laquelle le système immunitaire produit des immugonlobulines de type E[4] chargées de reconnaître l’allergène. Lors d’un nouveau contact, la liaison IgE – allergène (dans ce cas-ci, c’est le pollen) provoque la libération de substances irritantes et inflammatoires qui engendrent une série de réactions immédiates : (écoulement de liquide, gonflement, démangeaison, toux, asthme) et plus tardives (inflammation, persistance des manifestations allergiques). Certaines personnes sont sensibles à un, deux, voire trois pollens tandis que d’autres ne le sont pas.

Certains pollens, comme celui de l’herbe à poux, provoquent des manifestations qui ne dépendent pas de la prédisposition de tel ou tel individu à développer des manifestations allergiques, mais d'un seuil de toxicité, c’est-à-dire de la concentration de grains de pollens dans l'atmosphère. La pollution de l’air agresse les muqueuses et rend les individus plus vulnérables aux pollens. Les polluants font exploser les pollens en particules plus fines, ce qui leur permet d’entrer plus profondément dans le système respiratoire.

Chaque type de pollen possède un degré d’allergénicité et des caractéristiques de dispersion différents : le seuil de concentration qui provoque une réaction allergique chez certaines personnes varie donc. Certains sont plus allergisants que d’autres : l’herbe à poux en est un et est d’ailleurs considéré comme un problème de santé publique au Québec.

De façon générale, un temps sec, chaud et un léger vent favorisent la dispersion du pollen, tandis qu’un temps humide, froid, l’absence de vent ainsi que la pluie sont des facteurs défavorables. Ainsi en est-il de la prévalence des allergies.

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[1] Contrairement à la plante entomophile, pollinisée grâce à l'action d'insectes qui viennent butiner et transportent le pollen collé à leur corps d'une fleur à l'autre

[2] La pollinisation permet la fécondation des plantes.

[3] Autres mauvaises herbes causant des allergies : oseille, verge d’or, grand plantain, petite oseille, chardon de Russie, ortie

[4] Les IgE sont sécrétées par une variété de globules blancs, les plasmocytes, dans la peau, les voies digestives, les amygdales et les voies respiratoires. Dès la capture d'un antigène, l'immunoglobuline déclenche la libération de produit participant à la réaction inflammatoire, et d'histamine entrant dans la réaction allergique.