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Les solutions aux allergies

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On peut réduire sa réaction allergique en demeurant à l’intérieur quand la quantité de pollen est élevée. Si la maison ou le bureau sont climatisés, rester à l’intérieur est parfois une solution pour les hypersensibles. Fermer portes et fenêtres, quand le temps le permet. Retirer les vêtements qu’on a portés à l'extérieur et prendre une douche pour rincer le pollen de la peau et les cheveux peut être une bonne idée. Évitez d’étendre ses vêtements sur la corde à linge pour ne pas l’exposer à des pollens non désirés et surtout, ne permettez pas à vos animaux de compagnie de se coucher dans votre lit, car le pollen s’accroche à leurs poils.

L'immunothérapie[5] (on dit aussi désensibilisation ou encore hyposensibilisation) a démontré être bénéfique aux patients présentant des allergies respiratoires en causant très peu d’effets secondaires. Elle se pratique dès l'âge de 3 à 5 ans. Elle réussit mieux, d'ailleurs, chez l'enfant et l'adulte jeune, et permet même, dans certains cas, de diminuer voire de cesser le recours aux antihistaminiques. L’immunothérapie nécessite une injection par semaine pendant cinq à six mois. Puis une fois par mois durant trois ans, soit une soixantaine d’injections, au total.

Le bénéfice de l’immunothérapie persiste une fois le traitement achevé et aide à prévenir l'apparition de nouvelles allergies. Tout le monde, pour ainsi dire, peut bénéficier de traitements de désensibilisation, même les femmes enceintes. Ces traitements sont couverts par la Régie de l’assurance maladie du Québec.  

Les antihistaminiques agissent en bloquant la production d’histamine, mais sont déconseillés aux femmes enceintes. Utilisés en combinaison avec les antihistaminiques, les décongestionnants diminuent l'enflure du tissu nasal, mais il y a un risque de rebond. Les corticostéroïdes nasaux sont des anti-inflammatoires qui bloquent la réaction allergique, prescrits lorsque les antihistaminiques ne soulagent pas. Le pétasite réduirait les symptômes, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et anti-allergiques. L’homéopathie aiderait à la désensibilisation, tandis que l’acupuncture réduirait l’intensité des symptômes. La quercétine, un flavonoïde de source végétale, inhiberait la production d’histamine.

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[5] L’immunothérapie consiste à inoculer au patient des doses croissantes de l'élément auquel il est allergique, de façon que son corps s'y habitue et modère ses réactions. Si on est allergique à l’herbe à poux seulement, on procède à ce qu’on appelle un traitement pré saisonnier. Cela consiste en une série de 9 à 11 injections sous-cutanées (selon le produit utilisé), au rythme d’une injection par semaine. On parle souvent de « vaccin », parce que le médicament entraîne la production d’anticorps protecteurs. On répète l’opération trois printemps de suite. Une formule de désensibilisation mixte est proposée aux personnes allergiques à plusieurs éléments (habituellement à d’autres pollens ainsi qu’aux acariens de la poussière et aux moisissures). Dans ce cas, on donnera une injection une fois par semaine pendant quelques mois, puis une injection d’entretien mensuelle. Là aussi, le traitement s’étale sur trois ans.