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À quel âge faire les tests d'allergie?

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Lorsqu’on soupçonne que notre enfant souffre d’allergie, nous ne devrions pas attendre pour le faire traiter. Quel que soit le symptôme dont il souffre, il existe des tests efficaces et indolores qui permettent de savoir à quoi l’enfant est allergique et à quoi il réagit. En matière d’allergie, particulièrement pour les bébés et les petits enfants, plus l’intervention est rapide, plus on évite les souffrances et les complications. Il n’y a pas d’âge pour les tests, qui permettent d’identifier efficacement les responsables d’allergies, d’autant plus qu’on sait qu’un diagnostic précoce permet d’enrayer la marche des allergies.

Certaines études démontrent que :

  • Jusqu’à 40% des nourrissons souffrant de dermite atopique* peuvent devenir asthmatiques à l’âge de 4 ans ;
  • L’eczéma se déclare généralement entre la naissance et l’âge de 3 mois ;
  • 79% des enfants souffrant d’otite moyenne ont été diagnostiqués souffrant de rhinites allergiques ;
  • Les troubles gastro-intestinaux relatifs aux allergies alimentaires sont souvent constatés au cours de la deuxième année ;
  • Les otites moyennes à répétition se déclarent entre 3 et 7 ans ;
  • L’asthme est généralement diagnostiqué entre 7 et 15 ans.

 

*Qu'est-ce que la dermite atopique?

La dermatite atopique (ou eczéma atopique, ou dermite atopique) est une maladie dermatologique caractérisée par des lésions sèches, squameuses, et très prurigineuses. Les plaques rouges apparaissent en général entre l'âge de 3 mois et 2 ans. Débutant et prédominant au visage, l'eczéma siège avant tout sur les joues, le front, le cou.

 

Histoires de famille

Lorsqu’il s’agit d’un tout petit, le spécialiste vérifie ses yeux, ses oreilles, son nez, sa bouche, son abdomen, sa peau, son système cardio-pulmonaire et ses paramètres de croissance. Il détermine ensuite le traitement requis en fonction de la gravité de la réaction, fait le bilan des symptômes et les tests cutanés d’allergie afin d’identifier à quelle substance l’enfant serait éventuellement allergique. Pour ce faire, il procède en introduisant une petite quantité de cette substance, ou allergène, dans l'organisme à travers la peau. Si la peau rougit ou gonfle, l’allergologue considère le test comme étant positif, ce qui signifie que l’enfant est probablement allergique à cette substance. La réaction est causée par la libération d'histamine, une substance chimique naturellement présente dans le corps, ce qui provoque des gonflements, des rougeurs et des démangeaisons.

L’allergologue pourra peut-être vous dire que de nombreuses allergies infantiles disparaissent avec l’âge. La plupart des enfants allergiques aux œufs ou au lait voient leur allergie disparaître entre l’âge de 3 et 5 ans. Un petit nombre d’enfants verront aussi disparaître leur allergie aux noix, au poisson ou à l’arachide ; il est donc important de faire un suivi régulier avec votre spécialiste.

Les différents tests d’allergie

Le premier test est appelé « test de la piqûre » : on inocule une petite quantité d'allergène dans la peau avec une aiguille stérile. Si la région piquée rougit, démange ou gonfle, le test cutané d'allergie est positif. S'il n'y a pas de réaction, il est négatif. Ce test est généralement utilisé pour établir des allergies au pollen, aux moisissures, aux squames animales, aux acariens et aux aliments.

Un test cutané d’allergie (« skin prick test ») peut être effectué très tôt après la naissance pour déterminer si votre enfant est allergique aux arachides. Seul un allergologue est qualifié pour évaluer le degré de confiance du test et faire un diagnostic approprié.

Le deuxième test est appelé « test intradermique » : on injecte une petite quantité de substance allergène dans la peau. Ce test est généralement utilisé pour identifier une allergie aux piqûres d'abeilles et à d'autres venins d'insectes ou à la pénicilline.

Le troisième test est appelé « test épicutané » : on applique la substance fixée sur un timbre transdermique sur la peau pendant une période pouvant aller jusqu'à 2 jours. Pour des allergènes comme le latex, des médicaments ou des parfums.

Selon l’Association québécoise des allergies alimentaires (AQAA), il y aurait eu une hausse de 18% de la prévalence aux allergies de 1997 à 2007.

Selon  l’AQAA, 5 à 6% des enfants seraient touchés, soit un enfant sur 20. Les réactions au lait (2,5% des enfants), aux œufs (1,5% à 3%) et aux arachides (1%) sont les plus fréquentes. Entre 6 et 8 % des bébés présentent une allergie durant leur première année de vie. Ce chiffre a doublé depuis 10 ans. Ces bébés ont aussi davantage de risques de développer un eczéma et l’asthme.