PUBLICITÉ

Différentes formes d’hypersensibilité de la femme enceinte

Grossesse image article
On parle souvent de l’hypersensibilité de la femme enceinte, en pensant à son émotivité.
Selon Passeport Santé, « Durant la grossesse, la femme vit de grands changements tant physiologiques que psychologiques. Toutes les émotions basiques deviennent exagérées, imprévisibles et changeantes.
 
Ainsi, « émotivité, crises de larmes, sautes d’humeur, hypersensibilité, colère, irritabilité, et susceptibilité » sont attribuées dans un premier temps aux bouleversements hormonaux et dans un second temps, au passage à un nouveau statut, celui de mère. »
 
Ce serait la faute du cocktail oestrogènes (effet excitant) + progestérone (effet sédatif) + prolactine (effet relaxant) + dopamine (plaisir) + cortisol (stress). Rien que ça!
Mais outre l’hyperémotivité, la future mère peut être pas mal sensible à bien des choses du quotidien.
 
Des exemples :
 
 
Certains affirment que ça ne dure pas longtemps. Personnellement, même si c’est moins pire depuis ma 22e semaine de grossesse, tout n’est pas parfait au royaume des odeurs. On dit aussi que ça augmente les nausées matinales… Encore une fois, à titre perso, j’ose affirmer pas seulement matinales…
Pendant une période, je devais me sauver dans ma chambre, avec une bouteille de parfum ou un tube à inhaler Vicks dès que Fiston ou Chéri faisaient cuire un truc. Ça allait du steak à la pizza en passant par le pâté au poulet et… les toasts… J’ai vomi dans un de mes sacs écolos à l’épicerie après être passée devant la poissonnerie (à ma grossesse précédente, c’était devant le poulet rôti!). J’ai reproché à mon chum son haleine au moins 300 fois depuis le début de ma grossesse (et promis, il a une bonne hygiène buccale!)
 
 
J’ai toujours eu une peau assez sensible et sèche et une préférence pour les tissus doux. Mais pendant cette grossesse, je vois une différence notable. J’ai l’impression d’être en permanence en manque d’hydratation, j’ai des irritations fréquentes un peu partout et je ne supporte simplement plus certains tissus. Je suis heureuse dans mes pyjamas de maternité, car ils sont amples et vraiment, vraiment doux.
 
 
La grossesse provoquerait une élévation de la température corporelle (37,5-37,8°C environ) due à une augmentation du volume sanguin. (C’est pour ça qu’au lieu de me penser enceinte en août, j’ai songé à la préménopause!). Cet hiver, ça demeure confortable (sauf pour le reste de la famille qui voudrait que je monte le chauffage!), mais je me souviens des grossesses estivales… Bénis soient les piscines et les airs conditionnés (ce que je n'avais pas, à l'époque)!
 
 
Peut-être que ça va avec la sensibilité olfactive. Certains disent que ce n’est que du caprice… Pour ma part, je trouve vraiment que certains aliments ont changé de goûts et que d’autres sont bien plus savoureux qu’à l’habitude. J’ai littéralement touché au paradis récemment en dégustant un tout petit baklava (et oui je triche parfois!)
 
L’hypersensibilité de la vessie
 
Si vous êtes enceinte et que ça n’influence pas votre fréquence urinaire ou votre capacité à retenir les fuites éventuelles, félicitations!
 
L’hypersensibilité sexuelle
 
D’accord, pour certaines, on parle plutôt d’hyposexualité. Mais pour d’autres, c’est le conjoint qui a du mal à suivre!
 
L’hypersensibilité des seins
 
Ça peut piquer, être douloureux... Certains papas reçoivent bien des tapes sur les doigts s’ils osent approcher!
 
L’hypersensibilité au sommeil
 
Je ne sais pas comment nommer ça. Bref! Vos paupières sont lourdes, de plus en plus lourdes… Surtout le jour, quand on a besoin de vous!
 
L’hypersensibilité nocturne

Décidément, j’invente des termes aujourd’hui… Mais particulièrement à cette grossesse, j’ai une propension à l’insomnie. Que ce soit pour des causes physiques ou parce que mon hamster intérieur ne veut pas cesser de réfléchir à des broutilles ou à de grands enjeux. Heureusement, mon conjoint n’est pas encore rendu hyperirritable à force de se faire déranger!
 
 
Particulièrement en attendant mes garçons (car monsieur #2 est en route au fait!), j’ai perdu beaucoup de neurones on dirait… Oublis fréquents, procrastination flagrante, lapsus récurrents, inversions de rendez-vous, incapacité à lire un roman le moindrement « songé »… J’espère retrouver mon cerveau après l’accouchement, car c’est assez déplaisant tout ça parfois. Et je me sens un peu sénile quand je dis « garage » au lieu de « salle de bain »!
 
L’hypersensibilité ventrale et/ou pelvienne
 
C’est logique, on n’échappe pas à divers petits et plus douloureux bobos dans ces régions lorsqu’on porte un bébé. Quand bébé frappe et joue, difficile de ne pas être centrée sur notre nombril ;) Et quand on n’a presque plus de plancher pelvien à force de porter des héritiers ou qu’on a des contractions très tôt dans l’aventure, ben on peut avoir l’air « de trop s’écouter ». Idem pour le bas du dos, au passage…
 
 
Un petit coucou à mes compagnes de diabète et d’insuline (première expérience pour moi).  Moi je le sais que vous ne vous tapez pas tout ça parce que vous mangez plus mal que d’autres. C’est une question de malchance et je vous souhaite que tout entre dans l’ordre après la naissance ;)
 
L’hypersensibilité à la bêtise humaine
 
OK, ça va avec l’hypersensibilité émotionnelle. Mais sérieusement, la femme enceinte est un vrai radar pour détecter les gens et les actions stupides. Le hic, c’est que comme elle se remet sans cesse en question à cause des fameuses hormones qui font qu’elle ne se reconnait souvent plus, elle se met à douter de ses perceptions au lieu d’envoyer balader les idiots…
 
L’hypersensibilité aux reproches et au refus
 
Ça aussi, on met ça dans l’émotionnel. Mais c’est un point qui mérite sa place particulière, je pense.  Essayer de culpabiliser une future mère; elle s’effondrera ou vous assommera! Refusez-lui ce à quoi elle tient mordicus sur le moment : même chose! Vous voilà avertis!
 
 
Et vous mesdames, ajouteriez-vous des points à cette liste non scientifique?