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Grossesse et envies alimentaires : caprices ou besoins?

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J’ai connu quelques femmes affirmant n’avoir eu aucune envie alimentaire pendant leurs grossesses.  Mais elles ne sont pas majoritaires dans mon entourage.

Et en fait, celles n’en ayant supposément pas eu se vantaient souvent d’avoir mangé des œufs à la coque ou du gruau des semaines durant. Pour elles, ça voulait dire être raisonnable. Mais leurs non-envies ressemblent à des choix alimentaires quand même, vous ne trouvez pas ? Enfin bref ! Si vous n’avez pas eu de rages de bouffe enceinte, ne perdez pas de temps à lire ceci, car vous ne vous sentirez en rien concernée. Idem si vous êtes le conjoint et que vous n’avez jamais eu à courir au dépanneur pour acheter la paix !

 

Bon ! Il ne reste que les « capricieuses » comme moi et leurs pauvres conjoints?

 

J’ai googlé frénétiquement pour trouver des articles sérieux sur les envies alimentaires des futures mamans et je tombe toujours sur les mêmes propos ou presque.

 

Ça se résume en :

 

-        Aucune étude scientifique ne peut expliquer la cause exacte des envies de femmes enceintes.

 

-        Les oestrogènes rendent les futures mères anxieuses et nerveuses, favorisant ainsi ce qu'on peut appeler des poussées compulsives.

 

-        Le corps enverrait des messages à la mère, la poussant à manger ceci ou cela pour parer à un manque de minéraux, de vitamines, de calcium.

 

-        L’odorat hyper-développé de la femme enceinte influencerait ses envies de bouffe -et ses dédains-. (Note personnelle : messieurs, quand elle vous reproche de puer de la bouche, ne le prenez pas mal ok? Dans quelques mois, elle vous sentira moins ;))

 

-        La future mère veut inconsciemment tester le futur père. (Comment seras-tu un bon père si tu ne te bouges pas pour aller au dépanneur à minuit?)

 

-        La future mère voudrait profiter de ses derniers moments centrés sur elle-même, demeurer une « petite fille » (L’histoire ne dit pas pourquoi ça fait ça à toutes les grossesses suivantes?)

 

-        Les femmes peuvent écouter leurs envies seulement aux heures de repas pour ne pas devenir trop grosses (de quoi je me mêle? Comme si « raisonnable » allait avec « rages de bouffe ») Et ne doivent pas se laisser aller jusqu’au pica (euh ça je peux mieux comprendre…)

 

Perso, j’en ai eu des « envies alimentaires ». Plutôt des rages, des besoins viscéraux, qui me bouleversaient, me laissaient interloquée sur ma santé mentale…

 

La première fois, j’attendais Fille Ainée. Je ne sais même pas si j’avais déjà mangé un Big Mac dans toute ma vie, mais là, j’étais roulée en boule sur le lit et je suppliais le papa d’aller me chercher un trio chez Mc Do. Évidemment, même si le Mc Do n’était pas très loin, je me sentais incapable de sortir du lit pour y aller moi-même… Je me sentais pathétique, mais je voulais coûte que coûte ce foutu Big Mac!

Ma belle-mère de l’époque a téléphoné pendant cette « crise » et lorsque son fils lui a expliqué mon « caprice », elle lui a dit d’aller me chercher mon trio, qu’elle, enceinte, n’avait pas mangé pendant trois jours parce que son mari refusait d’aller acheter un pot d’olives – qu’elle avait bouffé au complet lorsqu’elle l’avait enfin eu. (le pot, pas le mari)

J’ai finalement eu mon trio et je l’ai avalé comme si ma vie en dépendait, sans vomir ensuite. Heureusement, le reste de ma grossesse n’a pas été marquée par les envies de fast food.  Si on exclut ma découverte du Kraft Dinner (je n’avais pas goûté à ça avant!), que j’ai mangé sur une courte période pour souper et… déjeuner, porter mon premier bébé m’a surtout donné envie d’épinards, de prunes, de fraises et de clémentines. Ah et de chips Ruffles au vinaigre. Juste les Ruffles.

 

Pour mon fils, ce fut une autre histoire. J'avais des rages de poutines et de chocolat. Je devais me retenir pour ne pas traverser trop souvent au Burger King en face de chez moi et pour ne pas consommer tout ce qui était au chocolat à la cantine de mon Cégep. Muffins au chocolat, lait au chocolat, chocolatines, chocolat chaud, barres Mars dans la distributrice…

 

Ce n’est d’ailleurs enceinte que de mon fils que j’ai eu des envies irrépressibles de chocolat.

 

Pour mes deux autres filles, le scénario s’est ressemblé. Le très salé, comme le fromage en tortillons, le féta et les pistaches. Je me suis tellement enfilé de salades grecques enceinte de ma #3, c’était une question de vie ou de mort parfois! Et la limonade, les fraises, framboises et cerises (mais pas en saison, évidemment…)

 

Hasard? Mes enfants ont des préférences alimentaires similaires à mes rages de bouffe, quand je les portais…

 

Vous comprendrez qu’avec mon parcours, je ne pourrai jamais accuser une femme enceinte de faire du caprice. Car quand une envie si forte nous hante, nous paralyse, nous fait dire n’importe quoi et menace de nous engloutir (ou de faire capoter notre couple!), ce n’est pas un simple caprice.

 

Ça demande un exorciste… ou un chum patient qui fait beaucoup de trajets vers l’épicerie. Ou prévoyant, faisant des réserves des aliments fétiches… au risque de voir l’envie passer pour tous les mois qui restent… Mais surtout, surtout, messieurs, ne jamais dire à votre douce qu’elle fait des caprices!

Sinon… bah! essayez si vous osez et vous verrez!

 

Mesdames, quelles sont, ou quelles ont été vos envies folles de femmes enceintes?

Racontez-moi, que je ne me sente pas seule avec mes aveux!

 

 

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