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Le « vol de prénom »: un crime de lèse-parentalité?

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Combien de fois avez-vous entendu des gens dire qu’une personne de leur entourage leur avait « volé » le prénom qu’ils comptaient donner à leur bébé en construction ou même, à leur éventuel futur enfant?
 
Moi, ça m’est arrivé régulièrement.  Et je me suis rendue compte que ce genre d’histoire pouvait prendre des allures de drames…
 
Dernièrement, je lisais les propos d’une mère outrée que sa voisine ait donné le prénom de sa petite dernière à sa fillette toute neuve. Des mères ont renchérit, en se plaignant d’une soeur, d’une cousine, d’une collègue, d’une ami proche ou non…
 
Je ne sais trop que penser de tout ça. Existe-il une charte des bonnes manières en matière de transmission de prénoms?
 
Pour ma part, j’ai toujours eu le réflexe d’éliminer de ma liste les prénoms qui:
 
  • me rappelaient une personne que je n’aimais pas
  • ouvraient la porte à des jeux de mots trop évidents 
  • sonnaient ridiculement à mes oreilles une fois collés au nom de famille
  • semblaient avoir été inventés pendant un trip de LSD
  • étaient portés par des membres de ma famille (mais j’ai tellement de parenté que je ne peux jurer connaitre les prénoms de tous mes petits-cousins!)
  • feraient en sorte que plusieurs enfants du voisinage pourraient se pointer quand j’appellerais ma marmaille pour souper
 
Je n’ai jamais senti non plus qu’on me « volait » un prénom. Il est vrai que j’ai déjà eu des idées en tête pour un éventuel prochain bébé. Vous savez, quand on se dit « Si j’ai un autre garçon, j’aimerais bien l’appeler X ».  Et deux ans plus tard, enceinte, je me rendais compte que plein de petits « X » avaient poussé, chez les étrangers comme chez mes amis. Et à deux reprises, j’ai appris que d’anciens amis avaient prénommé leur enfant comme un des miens.
 
Pas de quoi me virer à l’envers. 
 
Je peux comprendre par contre la peine de la future maman qui voit son amie accoucher deux semaines avant elle et qui baptise son bébé du prénom qu’elle avait choisi (et annoncé). En même temps, se faire copier est un genre d’hommage, pour certains… Il reste les options « Je flush l’amie » ou « Ce prénom n’était pas si beau que ça à bien y penser » ;)
 
Quoi qu’on fasse, à part en choisissant un nom du style « Arnold-Maximilien » ou « Fleur-Guimauve » (ou un de cette liste!), bébé a de forte chance de rencontrer un jour un ou plusieurs homonyme(s). Ainsi, mon Jérémy a eu des dizaines de Jérémy comme amis, même si à la base, nous n’en connaissions aucun. Ma Chloé, elle, se retrouve de temps en temps dans le top des prénoms québécois (comme cette année).  Je sors rarement dans un endroit public sans entendre un parent crier « Maélie!! » et pour Liam, je savais d’avance que le prénom était en grosse montée. Il me reste Lou Ann, qui râle sur son prénom rare, comme j’ai râlé longtemps sur mon Mylen « pas d’accent pas de e ».
 
Et que faire quand une connaissance « réserve » un prénom même en ignorant quand elle aura un bébé (et si finalement elle n’en avait pas?)… Y a-t-il moyen d’apposer une date de péremption à l’interdiction d’utiliser?
 
 
Vous voyez bien que ce billet n’apporte aucune solution. Si un futur parent garde le prénom choisi secret, il pourra se le faire voler, puisque personne ne saura. S’il en parle? il pourra se le faire piquer car « c’est telllemennnnnnt un beau prénom! »
 
Sérieux… Même si quelqu’un avait la cruauté de se dire « On va lui donner le plus laid prénom du monde »… son voisin, sa belle-soeur, son patron, etc. pourrait trouver ça beau.

Et ça ferait deux enfants malheureux dans la cours d’école ;)
 
Vous? Est-ce que vous avez des rancoeurs au sujet d’un vol de prénom?