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L’autisme, tout le monde n’en parle pas

Santé et bien-être image article
Avril, c’est le mois de l’autisme.
 
J’entends plusieurs d’entre vous s’exclamer « On le sait!! »
 
En effet, depuis un peu plus d’une semaine, les articles et images sur le sujet sont diffusés sur nos réseaux sociaux.
 
Remarquez, j’ignore s’ils le sont sur vos murs à vous? Tout dépend des pages et des gens que vous suivez, je présume. Moi, j’en ai vu passer énormément, au point où je me suis parfois demandé si on en parlait trop, si on allait « écoeurer » les gens.
 
C’est peut-être ça le problème quand on est déjà sensibilisé à la cause. On pense que tout le monde en parle et en reparle, alors qu’en fait, c’est peut-être toujours le même monde qui s’exprime et qui se fait sensibiliser.
 
Et certaines initiatives, excellentes au passage, semblent ne pas vouloir se « viraliser ». Comme cette campagne « Voyez les choses à ma façon », que je trouve superbe, mais qui n’est pas apparue une seule fois sur mon fil d’actualité. Je l’ai attrapée à une ou deux reprises à la télé, alors que j’avais le doigt sur le piton « avancer » de ma télécommande…
 
Quand j’ai vu que même le populaire Charles Lafortune trouvait que son post sur le sujet n’avait pas été assez partagé, j’ai trouvé ça dommage… Surtout en pensant à l’histoire récente de la couleur de la foutue robe, qui a envahi il y a quelque temps toutes les tribunes…
 
C’est vrai que ce n’est pas super léger comme sujet, l’autisme. C’est vrai que lorsque nos enfants ne vivent pas avec, on peut avoir envie de ne pas en entendre parler… Comme pour ne pas attirer « le malheur ». 
 
Mais c’est vrai aussi qu’une partie de la population vit dans le fameux spectre de l’autisme et que c’est sûrement éreintant de devoir toujours s’adapter au langage et aux coutumes des autres, ces gens majoritaires dits « normaux ».
 
C’est vrai aussi qu’il y a d’autres réalités du monde parallèle qui doivent s’adapter à la majorité. Qu’il y a du chemin à faire pour tout le monde de la sphère des différences. Mais avouons que même si ce n’est pas parfait partout, il y a plus de stationnements et de rampes pour handicapés que d’initiatives facilitantes pour les autistes et leurs familles.
 
C’est vrai aussi lorsque notre jeune autiste vieillit, tout n’est pas nécessairement plus facile…  Chez moi, je n’ai pas à m’inquiéter de laisser mon fils de 18 ans seul. Mais je le vois se questionner de plus en plus sur sa différence et s’inquiéter pour son avenir…  J’imagine combien ça doit être inquiétant pour les parents de jeunes vivant avec des défis beaucoup plus lourds…  Quand on a peur, non pas de mourir, mais de ce qui arrivera à notre enfant/adulte si on meurt…
 
C’est pourquoi il faut encore et encore sensibiliser, militer, demander (parfois quémander!) du support pour les autistes et leurs familles.
 
C’est pourquoi  j’écris ceci. En espérant faire réfléchir quelques personnes sur le sujet. Non pas en affirmant que l’autisme doit être LA cause #1 pour tout le monde. Il y a beaucoup à faire pour plein de gens, partout.

Mais pour qu’on en parle et qu’on agisse, un petit peu plus…
 
Je vous laisse sur cette vidéo de Guylaine Guay,  humoriste et maman ultra impliquée auprès de ses deux fils.
 
Ce n’est pas plus long à regarder qu’une vidéo de chaton ;)