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La résistance aux antibiotiques

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Le problème, qui n’a rien de nouveau, a pris une telle ampleur qu’il est devenu un enjeu majeur.
 
Il faut reconnaître que, de remède miraculeux, les antibiotiques sont vite devenus une panacée... et ont été surutilisés! Le temps est venu d’agir, et c’est ce que l’Agence de la santé publique du Canada entend faire grâce à sa campagne de publicité visant à sensibiliser le public au phénomène de la résistance aux antibiotiques. Et pour cause, cette résistance a un impact significatif sur leur degré d’efficacité. 
 
Chez l'enfant 
Inutile de raisonner un enfant qui n’aime pas le goût d’un médicament et qui le recrache, une difficulté pour les parents qui, de guerre lasse, capitulent parfois et choisissent de cesser le traitement.
 
Pourtant, les antibiotiques existent en différentes saveurs. Votre enfant préfère-t-il le goût des fraises à celui de la banane? Qu’à cela ne tienne, il suffit d’en informer le pharmacien, qui fera le nécessaire. Sinon rappelez-vous que combiner un médicament avec du jus de fruits peut faire de petits miracles.
 
Aux grands maux les grands moyens
Misons sur la prévention en appliquant les six règles établies par Santé Canada: on se lave les mains fréquemment; on évite de propager les microbes (comme éternuer dans le creux de son coude); on se fait vacciner; on nettoie rigoureusement les surfaces avec du savon et de l’eau; on reste à la maison lorsqu’on est malade; et on manipule la nourriture avec soin.
 
Causes générales 
 
1. Diagnostic erroné
 
Le médecin prescrit un antibiotique sans soumettre le patient à un prélèvement pour s’assurer qu’il s’agit bien d’une bactérie et non d’un virus. 
 
2. Bon diagnostic
 
Le médecin a procédé dans les règles, mais le patient a décidé de son propre chef d’interrompre le traitement avant le délai prescrit, sous prétexte qu’il se sentait mieux ou que les symptômes avaient disparu. Erreur! La souche n’ayant pas été éliminée, les bactéries courent toujours, et les  risques de rechute s’en trouvent décuplés! 
 
3. Retour à la case départ
 
En cas de rechute, il faut en général changer de molécules pour diminuer la résistance des bactéries. Prenons l’exemple du patient qui consulte deux médecins à un intervalle de deux à trois mois pour les mêmes symptômes, sans mentionner lors du second rendez-vous qu’il a récemment été traité pour la même chose. 
Le médecin prescrit le même antibiotique, augmentant du coup le risque de résistance.
 
4. Non-respect de la posologie
Les consignes sont pourtant très claires: dose, fréquence et durée...