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Star du petit et du grand écran : la cigarette!

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Inspiré de la première étude sur « l’utilisation du tabac dans les films et les dramatiques québécoises », le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) souhaite que l’industrie du cinéma adopte une réglementation pour freiner le tabagisme chez les jeunes.

Inspiré de la première étude sur « l’utilisation du tabac dans les films et les dramatiques québécoises », le Conseil québécois sur le tabac et la santé (CQTS) souhaite que l’industrie du cinéma adopte une réglementation pour freiner le tabagisme chez les jeunes.

En effet, l’École des sciences de la gestion (ESG) de l’UQAM a dressé un portrait de 30 pages en analysant 12 des 15 films québécois les plus populaires au guichet et quatre épisodes de chacune des émissions dramatiques diffusées aux heures de grande écoute à Radio-Canada, V et TVA en 2010.

Selon leur analyse, 75 % de ces films québécois contiennent du tabac et 87 % des scènes de consommation de tabac ont été diffusées sur les ondes de Radio-Canada.

De plus, l’étude compare aussi les 15 films québécois avec les 15 films étrangers les plus populaires pour en venir à la conclusion que les acteurs de la Belle Province fument quatre fois plus que ceux des films étrangers.

L’ESG de l’UQAM avance que « les jeunes fréquemment exposés à des scènes de tabac à l’écran surestiment le pourcentage de fumeurs réels et voient tripler leur risque de commencer à fumer ».

Actuellement, 17 % des jeunes entre 15 et 19 ans fument, toujours selon l’étude.

Réglementer l’industrie ?

Mario Bujold, directeur général du CQTS, explique qu’il n’y a actuellement aucun critère objectif qui permet à la Régie du cinéma d’établir une réglementation.

« Il faut avoir des mesures concrètes pour définir une réglementation. On souhaite qu’il y en ait une et c’est pourquoi nous devons continuer notre travail de sensibilisation ».

M. Bujold affirme qu’il  « veut pousser plus loin » pour qu’une réglementation voit le jour et permet de limiter l’usage du tabac.

Prix « cendrier » et « oxygène »

Le CQTS a profité de l’occasion pour remettre son prix « cendrier » au film Les amours imaginaires de Xavier Doland.

L’étude de l’ESG de l’UQAM indique que les acteurs du film de Xavier Doland fument à plus de 100 reprises. Selon le CQTS, « la cigarette est associée à la rébellion et au caractère sexy des personnages, ce qui est très attrayant pour un public d’adolescents ou de jeunes adultes ».

Le prix « oxygène » a été décerné, en revanche, au film Lance et compte de Richard Martin.

 

Marie-Soleil Boivin, responsable de la campagne de sensibilisation sur le tabac à l’écran pour le CQTS, explique que l’objectif des prix n’est pas de « bannir toute présence du tabac dans les films et à la télévision, mais de limiter son utilisation ».

Cette dernière explique que de fumer dans  «  un film historique ou pour représenter certains traits du personnage comme le stress ou la dépendance » peut être approprié.

Les réalisateurs des deux films mentionnés ci-haut recevront d’ailleurs leur « trophée » cette semaine.