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Parents jusqu’au bout… sans être à bout

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Mars est particulièrement difficile chez nous cette année. Pendant la relâche, ma #3 a été terrassée par une méga grippe. Ma #4 a lutté - et lutte encore selon moi - contre une bronchite « peut-être pneumonie » dixit la doc.  La journée où on est parvenus à avoir des places en sans rendez-vous (à de heures et dans des villes différentes), j’ai appris pendant que je payais des antibiotiques (pour ma sinusite-bronchite personnelle) que mon #2 avait eu un accident de voiture avec pour conséquences une mauvaise fracture à la cheville, une opération et l’incapacité de marcher pour plusieurs semaines (et de ce fait, plusieurs rendez-vous médicaux).

 

Ça, c’est juste pour la première semaine de mars… Là, ma #3 nous inquiète avec un peu de fièvre et des douleurs au ventre inhabituelles et à la tête et bébé #5 commence à tousser beaucoup.

 

Ajoutons les rendez-vous « normaux » ou  du moins prévus, comme l’orthopédiste, la neuropsychologue pour évaluation TDA, l’orthophoniste (pas pour le même enfant). J’ai dû laisser tomber mon dentiste et mon optométriste.
 

Bref, on est en déficit de sommeil, probablement en déficit bancaire et mon chum a explosé sa banque de congés (Merci au passage à ses patrons compréhensifs!). Moi, bien je suis pigiste alors je tente de tout faire… Mais je ne vous parle pas de l’état désastreux de la maison.

 

Mais pourquoi je viens me plaindre ainsi ici? On a tous nos problèmes!

 

Bien d’accord!

 

Ce que je veux illustrer, c’est que sans être en burn-out, je suis crevée, j’ai le dos barré et je me sens un peu « poche » comme mère en ce moment. Tout ça pour des bobos qui ne sont pas graves!

 

Depuis plusieurs jours, je me demande donc comment font les parents d’enfants très malades ou lourdement handicapés? 365 jours par année de surveillance intense, de risques d’ambulance, de rendez-vous, d’inquiétudes de toutes sortes, de routine parfois plus stricte que dans l’armée pour les soins, la médication…

 

Mon fils est immobilisé pour deux mois et je me trouve très mauvaise « infirmière ». Comme ferais-je pendant un an, deux ans… 20 ans?

 

Vous allez me dire que les parents qui s’occupent d’un enfant à grands besoins reçoivent de l’aide. 

 

Mmm…n’oui…

 

Si on vous offrait environ 4000$ (ou moins!) par an pour vous occuper d’un enfant lourdement handicapé à l’année, nuit et jour, vous diriez quoi?

 

 

Ah mais ce n’est pas pareil quand c’est notre enfant?

 

Je veux bien croire qu’on aime nos enfants inconditionnellement et que pour eux, on se trouve des ressources extraordinaires, mais sérieusement… 300$ et des poussières par mois, ce n’est pas l’aide du siècle…

 

Surtout lorsqu’on sait que si l’enfant réside en famille d’accueil, cette dernière reçoit jusqu’à 40 000$ annuellement. Qu’une garderie qui accueillera le même enfant recevra dans les 27 000$.

 

Sans oublier qu’une famille d’accueil a droit à du soutien pour du répit, des vacances spécialisées, la gratuité des médicaments, du transport ambulatoire et du transport adapté… Alors que la « famille bio » qui choisi de prendre soin de son enfant n’a pas ce même support…

 

Trouvez-vous ça logique? Sans rien enlever aux familles d’accueil qui font un travail qui mérite sûrement un meilleur salaire et qui font preuve très certainement d’un don de soi exceptionnel, pourquoi n’aiderions-nous pas aussi les parents?

 

Si le gouvernement ne veut pas le faire par générosité de coeur, qu’il le fasse au moins par logique!

 

On ne cesse de nous dire qu’il faut économiser… Ben ça ne prend pas la tête à Papineau pour voir des économies dans le fait de supporter adéquatement les familles! Aider les parents, qui sacrifient souvent leur carrière, qui finissent souvent par se séparer, qui hypothèquent leur santé, qui ont parfois d’autres enfants qui subissent les contrecoups de ce « mode de vie »…

 

Vous avez probablement entendu parler de Parents jusqu’au boutCes mamans qui ont pu obtenir un entretien avec le Ministre Barrette (qui ne semble pas s’être terriblement intéressé à elles avant que les caméras de Tout le monde en parle ne s’allument…)

 

Je vous invite fortement à consulter leur site Web et leur page Facebook. 

 

Et si vous êtes en mesure de le faire, à les aider via un don. 

 

 

J’aimerais tellement qu’on ne pousse pas les parents jusqu’au bout à finir « à bout »…

 

 

 

* Crédit photo: Parents jusqu’au bout