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Le sommeil et les parents : une aventure épique

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Avoir des enfants, ça change une vie, ça change une maison, ça change un agenda. On se plaint souvent à nos proches (avec le sourire) sur un paquet de facettes de la vie familiale. Mais le dommage le plus cruel, au moins pendant un temps, c’est le manque de sommeil.
 
Bon, on le sait tous, les premières années sont les pires. Aussitôt qu’un bébé se pointe, la notion de sommeil réparateur disparaît. La nuit et le jour deviennent des notions abstraites. Tout ce qui reste, ce sont des parenthèses d’assoupissements tout juste suffisantes pour nous permettre de survivre. Des trempettes de sommeil entre deux réveils en sursaut pour le prochain boire.
 
On découvre qu’il vaut mieux gérer le sommeil des autres avant le sien. Vous savez, cette période où le bébé adopte une simili routine dans ces cycles dodo/réveil. Il dort de telle heure à telle heure, et si on déroge un peu, tout se décale et la belle planification prend le bord. On le réveille ou pas? Oui mais s’il dort trop, on va payer tantôt. Ah, le dilemme. Chaque entorse à l’horaire de dodo deviendra un problème potentiel.
 
Vient un jour où l’enfant dort, mais se réveille trop tôt. Beaucoup trop tôt. Vacances ou weekend, peu importe, il décide de se lever pour célébrer la vie bruyamment. Et réveillons donc les parents pour qu’ils fêtent avec nous!
 
Il y a la guerre du soir, pour essayer de le mettre au lit. Et une fois rendu là, de l’y garder. Déjouer tous les subterfuges qu’il tentera pour gagner quelques minutes de plus. Le verre d’eau, l’histoire, le monstre dans le garde-robe, le câlin supplémentaire, etc.
 
À travers ça, il y a toutes les heures de sommeil qu’on perd à cause des fièvres ou des nuits de gastro. Les cauchemars à deux heures du matin. Les nuits agitées. Les réveils en sursaut. Et nos propres insomnies à régler un problème d’agenda ou de gestion familiale.
 
Et toutes les heures de sommeil qu’on coupe nous-mêmes en se couchant trop tard le soir, juste parce que la journée n’a pas été longue pour faire tout ce qu’on avait à faire.
 
Oui vraiment, la gestion du sommeil est une plainte récurrente de tous les parents, au moins pendant un temps. Et dès qu’on a un 2e enfant, ça recommence. Parfois mieux, parfois pire.
 
Bientôt, quand ils seront ados, ce sera un autre genre de problème. Quand les enfants commencent à se coucher plus tard que nous, ça change la donne. Et s’ils ne sont pas encore rentrés, adieu le sommeil paisible et serein. Une autre insomnie en perspective.
 
Mais entre ces deux périodes, il y a une zone neutre où tout semble rentrer dans l’ordre. Je l’annonce à ceux qui croient ne plus jamais voir la lumière au bout du tunnel. Un moment donné, entre les enfants trop petits ou trop veilleux, quelque part dans ce coin-là, on dort bien.
 
Je vous jure, le sommeil redevient un ami. C’est même parfois une raison d’arrêter la famille. Le confort, la simplicité de l’organisation et les agréables heures de dodo.
 
On est bon pour se plaindre, les parents. Le ménage, les consignes, la discipline, les devoirs, les lunchs… Vraiment les sujets ne manquent pas. Mais quand ça va bien, aussi bien le dire, non?
 
Et l’avantage, c’est que quand les enfants dorment, il n’y a plus de conflit, plus de consignes, plus de prises de bec. On n’a qu’à regarder leur petit visage paisible et s’émerveiller.
 
Les trouver si beaux, si sereins et si… grands! Alors, la nostalgie nous picote les yeux et on se dit que la vie passe trop vite. Beaucoup trop vite pour la gaspiller à dormir. Aussi bien se lever tôt demain pour en profiter davantage…
 
Dormez bien, les cernés.