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Le mal des transports

Libellés : Pour tous, Santé Publié le 06-08-2012 à 06:00

Vous connaissez sûrement quelqu’un qui en souffre, ou peut-être en êtes-vous atteint vous-même? En effet, le mal des transports est un malaise courant, et même s’il s’agit d’un trouble bénin, il est très incommodant. Les symptômes peuvent se manifester en voiture, en train, en bateau ou en avion. En fait, le mal des transports résulte de la contradiction apparente entre les informations que le cerveau reçoit des organes de la vue, de l’oreille interne et des récepteurs musculaires. La première information concerne la perception visuelle. La deuxième touche la perception du déplacement du corps qui s’effectue à partir d’un organe sensoriel spécifique: l’oreille interne. La troisième information est fournie par des récepteurs situés dans les muscles, qui donnent au cerveau la position du corps dans l’espace.

Le rôle de l’oreille interne est très important pour notre équilibre

L’oreille interne comprend des capteurs neurosensoriels constitués de cellules ciliées, situées dans trois canaux semi-circulaires qui sont orientés selon les trois dimensions de l’espace. Une série de petites billes se trouvant dans les cellules ciliées roulent selon les déplacements de la tête. En roulant, elles transmettent aux cils de l’information sur les déplacements. Les cils envoient à leur tour ces données au cerveau, qui transmet ensuite des ordres aux muscles afin que le corps réagisse correctement et se maintienne en équilibre. D’autres informations arrivent aussi au cerveau, provenant de l’œil et des nombreux récepteurs situés dans les muscles. Il existe également des connexions entre ces centres de l’équilibre et les nerfs acheminant l’information fournie par l’estomac, par exemple, et c’est ce qui explique l’apparition de nausées et de vomissements lorsqu’on souffre du mal des transports ou de vertiges.

Le cerveau est le maître d’œuvre

Toutes ces informations sont donc transmises au cerveau, où elles sont analysées, comparées, évaluées et répertoriées afin de définir la position du corps dans l’espace. Mais lorsque les informations semblent contradictoires, l’organisme est incapable d’établir réellement ce qui se passe. Illustrons cela par un exemple concret: lorsqu’on est assis dans un autobus arrêté à un feu de circulation et que l’on regarde partir un autre autobus juste à côté, on a l’impression que c’est celui dans lequel on se trouve qui démarre. Notre regard a besoin de se fixer sur un point de précis (un immeuble, une tour, etc.) pour nous permettre de réaliser que c’est l’autre autobus qui se met en mouvement. C’est cette inadéquation apparente qui provoque le mal des transports.

Le mal des transports chez les enfants

La nausée est le symptôme le plus fréquent du mal des transports chez l’enfant. Heureusement, bien des désagréments peuvent être évités si l’on applique certaines règles.

Comment combattre le mal de mer?

Les mouvements d’un bateau perturbent les informations transmises au cerveau. Certaines personnes s’y habituent, alors que d’autres les supportent difficilement. Voici quelques précautions à prendre afin de prévenir le mal de mer.

Il faut demeurer calme, car l’anxiété intensifie le mal de mer. Dormez suffisamment avant le voyage et habillez-vous selon les conditions climatiques de l’endroit où vous naviguerez, car le manque de sommeil et l’excès de froid ou de chaleur accentuent les symptômes. Enfin, mangez légèrement, car il est préférable d’avoir l’estomac partiellement rempli en cas de vomissements. Évitez l’alcool et le tabac, lesquels pourraient aggraver les choses. Installez-vous de préférence au centre du bateau, car c’est là que la stabilité est maximale, en privilégiant les zones bien ventilées. Si vous êtes sujet au mal de mer, ne lisez pas, ne fumez pas et évitez de regarder les mouvements du bateau ou d’observer son sillage, car cela pourrait déclencher une sensation de vertige. Pour les mêmes raisons, déconseillez à vos enfants de s’adonner à des jeux vidéo et abstenez-vous d’effectuer des mouvements de rotation ou de flexion de la tête. Vous pouvez toutefois essayer de dormir. Au moindre signe de malaise, montez sur le pont pour prendre l’air, de préférence au centre du bateau, et tentez de fixer l’horizon ou la côte. Cela pourrait suffire à apaiser les symptômes. Sachez que les troubles les plus importants sont généralement observés au début du voyage. Ils devraient donc s’atténuer au fil de la croisière. Si le mal de mer se reproduit, il vous faudra consulter votre médecin afin qu’il vous prescrive des médicaments à titre préventif: scopolamine, antihistaminique ou produit anti-vomissements.

Voici quelques mesures à prendre pour mieux combattre le mal des transports :

1. Assurez-vous que votre enfant est bien reposé. Le manque de sommeil accroît les nausées.

2. Faites-lui prendre un repas assez copieux afin que l’estomac ne soit pas vide en cas de vomissements importants, car cela rendrait le rejet encore plus douloureux.

3. Donnez une médication à l’enfant avant le départ. Si votre enfant est souvent sujet au mal des transports, vous pourriez lui donner un antihistaminique avant la randonnée. Il s’agit d’un médicament en vente libre dans les pharmacies mais, selon l’âge et les contre-indications, il est souhaitable de demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien. Il y a aussi le timbre dermique qui se fixe comme un pansement adhésif sur la peau et qui peut s’avérer utile si l’enfant a plus de 15 ans. 

4. Apaisez les craintes de l’enfant, car elles peuvent accentuer le mal des transports.

5. Ne montez pas trop le chauffage dans le véhicule. Laissez la fenêtre entrouverte du côté où se trouve l’enfant.

6. Demandez au conducteur d’accélérer et de décélérer le moins souvent possible. La conduite stable est un gage de tranquillité et de stabilité.

7. Si le trajet est long, faites des haltes toutes les heures. Demandez à l’enfant de s’allonger et de fermer les yeux ou de regarder un point qu’il juge stable et fixe.

8. Prévoyez des boissons légèrement sucrées pour réhydrater l’enfant.

9. Ne fixez pas le volume de la radio ou de toute autre source sonore à un niveau trop élevé, car cela pourrait accroître l’anxiété chez l’enfant, laquelle joue un rôle important dans le mal des transports.

  • Yoopa Drapeau
  • Par

    Dr Christian Fortin

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